Un petit coup de mou… passager ou un peu durable ? De la difficulté à retrouver la passion et l’engagement qui vous caractérisent normalement ? Des doutes ou des déceptions qui viennent ralentir votre rythme ?

==> savoir s’organiser habilement pour utiliser précieusement ses ressources intérieures quand c’est nécessaire

==> développer sa confiance et sa patience pour accepter de ne pas toujours tout maîtriser

==> découvrir et comprendre en quoi le mental, ou l’esprit, s’invite dans notre pratique physique sur le tapis

==> être volontaire, autant que les personnes qu’on admire le plus !

Voilà le “Parcours motivation #3” pour un bon coup de boost !

Personnellement, j’en suis un peu là en ce moment ! C’est pourquoi je publie ce parcours centré sur la motivation, l’engagement, la détermination, la volonté… Je veux, avec vous, ne rien lâcher et me battre pour mes rêves même si la route est longue ! Aussi simple et peut être étrange que cela puisse paraître, je sais que les citations peuvent me cadrer, me relancer, m’empêcher de lâcher. Elles m’aident à tous moments !

Bien sûr, à vous de voir ce qui vous parle et surtout, à vous de vous approprier ces citations avec votre propre histoire ! Si l’une d’elle vous touche en plein coeur, notez-la pour la graver dans votre tête, elle va vous aider dans les moments les plus importants, c’est certain !

La motivation vous sert de départ. L’habitude vous fait continuer.

Avoir la foi, c’est monter la première marche même quand on ne voit pas tout l’escalier.

Ce n’est pas la force du corps qui compte mais la force de l’esprit.

La force ne vient pas des capacités physiques, elle vient d’une indomptable volonté.

===> c’est parti, on commence !

La motivation vous sert de départ, l’habitude vous fait continuer.

Ah… ce subtil mélange entre motivation et habitude, entre création et routine, entre « ça vient des tripes » et « je ne me pose pas de question »… Finalement, ce qui est intéressant est peut-être de travailler sur les 2 plans un peu comme on se sert de ses 2 pieds quand on marche… L’un tout seul ne peut pas faire avancer.

On est bien d’accord que lorsqu’on prépare une compétition ou même lorsqu’on s’est fixé des objectifs ambitieux de progression, il faut travailler durement, tous les jours. Les litres de sueurs sont proportionnels à la hauteur du résultat attendu et je crois que c’est un peu comme ça partout dans la vie.

La question est de savoir comment faire pour mener correctement cette préparation de tous les jours, exigeante, sans découragement ?

C’est là que ma petite histoire des 2 pieds arrive : l’un des pieds, c’est l’habitude. Se créer quasiment des automatismes en intégrant dans son emploi du temps sa préparation de façon fixe et prioritaire. À partir du moment où cette habitude est créée, la moitié du chemin est fait. C’est assez capital car je crois que la motivation ne peut être un moteur qui marche chaque jour à chaque instant. Il faut tout de même l’aider cette gentille motivation et la laisser se reposer quand c’est possible 🙂

L’autre pied, c’est bien elle, la motivation. Elle sert de départ sans aucun doute mais elle vole à mon secours aussi dès que je commence à baisser les bras, à douter ou encore à oser penser que je pourrais finalement faire autre chose… Juste pour une fois… La motivation à la rescousse même s’il faut aller la dénicher parfois bien loin…

« La motivation et l’habitude sont les deux jambes du judoka » serait ma citation à moi, vous en pensez quoi ?

Les petits secrets du jour :

>> Si tu as un coup de découragement, choisis le pied que tu préfères. Va chercher au fond de ton coeur ta motivation : c’est le pourquoi tu fais ça, quel est ton rêve au bout de ça ? Ou bien va chercher l’habitude : débranche ton cerveau et ton coeur et agis comme un robot : par automatisme juste parce qu’il le faut.

>> Mets dans tes habitudes 5 minutes le matin (ou plus ?) d’étirements (ou d’abdos et pompes !) de façon à ce que ça devienne évident. Et si tu doutes, sois motivé.e par le résultat que tu vas atteindre ne serait-ce que dans 15 jours !

Avoir la foi, c’est monter la première marche même quand on ne voit pas tout l’escalier.

Je crois que Martin Luther King avait tout compris au judo 🙂 (le savait-il ?!)

Lorsque je m’acharne sur mes uchikomis avec une technique qui pourtant ne passe pas en combat, lorsque je fais tout mon possible pour monter la corde sans pour autant arriver à toucher le plafond, lorsque je donne tout ce que j’ai contre cette combattante rapide comme l’éclair mais que je continue de chuter tout le long du randori : c’est bien parce que j’ai la foi.

Je ne sais pas quel jour, quelle minute, quel instant magique le déclic va se faire mais je sais qu’il existera. Je suis comme dans un grand brouillard sans vraiment y voir mais j’avance quand-même parce que j’y crois. D’ailleurs, j’avance avec quoi ? Avec mes deux pieds : la motivation et l’habitude ! Ce n’est pas uniquement, à tout moment, par motivation que j’encaisse les chutes, les douleurs, la fatigue ou même les déceptions… Heureusement que l’habitude m’aide aussi bien souvent, ça me permet de débrancher toutes mes questions ou états d’âmes pour avancer en pilotage automatique !

Oui, mon seul job est d’avancer, c’est ce que je peux faire, c’est ce dont je suis totalement responsable. Pour la destination, les résultats, l’arrivée, seule ma confiance est présente. Et c’est cette même force de confiance que je retrouve sur le bord du tapis quand il faut attendre d’être appelé.e pour le combat : je me concentre sur ce que j’ai à faire et je pense à cet escalier invisible qui monte bien plus haut que les marches déjà gravies.

Les petits secrets du jour :

>> à chaque période de doutes, imaginez le brouillard autour de vous. Oubliez tous vos objectifs et pensez uniquement à la toute première marche qui est à vos pieds et que vous pouvez percevoir dans le brouillard. Montez juste sur cette première marche, go !

>> dans les grandes déceptions, isolez-vous, fermez les yeux et pensez à cet escalier invisible. Voyez les marches déjà gravies. Voyez que cet escalier continue de monter, c’est certain… C’est juste que ce n’est pas vous qui le construisez, vous ne faites que suivre les marches qui s’offrent à vous, une à une. Il faut continuer…

Ce n’est pas la force du corps qui compte mais la force de l’esprit.

Nos professeurs ne nous ont-ils pas toujours dit “tout est dans la tête”… ? Oui mais ça veut dire quoi concrètement ??! La préparation mentale, avec toute la psychologie que ça implique, a été ignorée pendant si longtemps… mais les choses changent ! Petit à petit, on en parle et surtout on considère que ça fait partie du travail ! On réalise à quel point ça peut impacter les résultats d’un sportif bien sûr mais aussi (et surtout je crois !) son parcours, son épanouissement, sa façon de vivre son sport.

En judo, c’est particulièrement vrai : discipline où l’on est seul.e au moment de monter sur le tapis et où la confrontation physique éveille notre instinct et donc qui on est vraiment.

Pour ma part, cette préparation mentale a été le centre de mon travail de ces 3 dernières années et je ne regrette vraiment pas car c’est un voyage intérieur absolument extraordinaire, qui semble ne jamais se finir !

 

Les petits secrets du jour :

>> si ce n’est pas le cas, je vous conseille vivement de taper “préparation mentale” sur internet pour découvrir de quoi il s’agit. Il y a fort à parier que seulement quelques lectures vous apporteront déjà beaucoup ! Découvrir et comprendre, c’est déjà une étape énorme… que l’on répète d’ailleurs sans cesse, il y a toujours à apprendre !

>> observez-vous durant l’entrainement : à quels moments vous éprouvez du plaisir ? de la crainte ? de la frustration ? de la fierté ? Plus vous saurez repérer et nommer des états différents, plus vous entrerez dans ce grand monde de la préparation mentale !

Le force ne vient pas des capacités physiques, elle vient d’une indomptable volonté.

Oh ! comme c’est bien vrai… Et c’est une personne épuisée physiquement qui vous parle, quelqu’un qui a mal partout et qui est fatigué de tous ses entrainements. Mon corps est moulu, une sensation agréable dans un certain sens mais qui tente aussi de me dire « stop, j’arrête là ».

Seule la volonté me permet de continuer, cette sacrée volonté qui me sauve de tout même si parfois, elle tente de se cacher et que j’ai du mal à la retrouver. Je sais qu’elle est là, toujours là et que je ne peux jamais laisser tomber si je l’appelle, si je l’oblige à venir.
Ce week-end, le 1er combat du tournoi où j’étais a duré longtemps. A chaque maté, j’avais cette micro-seconde où je me disais que j’étais fatiguée, où je me disais que c’était dur. Mais c’était une micro-seconde parce que ma volonté venait immédiatement prendre toute la place : je voulais gagner ce combat, je voulais tout donner, ne rien laisser.
La volonté, toute la volonté, rien que la volonté 🙂

 

Les petits secrets du jour :

>> durant un randori ou un combat, alors que vous vous sentez épuisé.e, pensez tout de suite à votre volonté, dîtes-vous mot pour mot dans votre tête que vous avez de la volonté, voyez vous vraiment comme quelqu’un de volontaire.

>> s’il est difficile de démarrer une séance, imaginez que vous êtes quelqu’un d’autre. Choisissez une personne que vous admirez pour sa volonté et mettez-vous dans sa peau, dîtes-vous que vous êtes cette personne, cela peut sérieusement déclencher un démarrage inattendu !

===> En conclusion :

Pensez à vos deux jambes, l’habitude et la motivation, et sachez danser avec de façon habile. Rajoutez la volonté à la motivation car l’une sans l’autre ne dure jamais longtemps. La différence ? La motivation, c’est ce qui vous parle dans vos tripes, c’est ce l’avenir que vous voulez atteindre, c’est le pourquoi vous avez décider de le faire… La volonté, c’est plus un trait de caractère qui se développe et qui représente une décision intérieure, solide et ferme, à passer à l’action. Vous comprenez pourquoi l’un nécessite l’autre ? Seule, la motivation ou la volonté, ce n’est en fait pas suffisant ; associez-les, vous devenez explosifs !

En plus de vos deux jambes, pensez que vous avez une tête, une belle tête 😀 Il n’est pas possible de faire l’impasse sur la préparation mentale si vous voulez aller loin !

Enfin, même avec deux supers jambes et une magnifique tête, OUI il y a des matins brumeux, OUI le brouillard fait partie des météos possibles… Pas de problème, vous êtes équipé pour naviguer même si vous n’y voyez pas bien loin 🙂

===> Laissez en commentaire…

la citation qui vous inspire le plus et la façon dont vous la vivez sur le tapis… ou dans la vie ! Laissez aussi d’autres citations sur ce même thème de « motivation, volonté… on y croit ! » : je ne les connais pas toutes, loin de là, et ça pourra sûrement aider d’autres judokas !

Et bien sûr, n’hésitez pas à découvrir le Parcours Motivation #1 ou le Parcours Motivation #2 si ce n’est pas encore fait !