Où en êtes-vous ? Comment va votre moral ? Du mal parfois à rester toujours au top de la motivation ? Les contrariétés ou frustrations vous pèsent ?

==> être capable d’appuyer sur “reset” pour repartir à 0

==> regarder tous les ingrédients qu’on a déjà entre les mains : il y a sans aucun doute déjà mille possibilités à réaliser

==> (re)passer un petit coup de fil à l’une de ses meilleures amies qu’on oublie parfois un peu vite : la patience. Elle est là et elle nous soutient toujours.

==> penser que demain est par définition, différent d’aujourd’hui. Et si on lui laissait une petite chance sympa ?

Voilà le “Parcours motivation #2” pour (re)partir du bon pied !

Ce parcours m’a presque sauvée à certains moments, par exemple quand je me suis blessée et qu’il a fallu revenir sur le tapis avec cette sensation d’avoir tant perdu. Parce qu’il a été si précieux pour moi d’avoir ces citations en tête à ce moment-là, je me les suis par la suite souvent rappelée, juste pour voir si mon état d’esprit était dans les bons rails.

Bien sûr, prenez ce qu’il y a à prendre, laissez de côté (pour plus tard ?) ce qui ne vous inspire pas aujourd’hui. Si une citation vous touche en plein coeur, notez-la pour la graver dans votre tête, elle pourra vous accompagner jusqu’à l’atteinte de vos meilleurs résultats !

Chaque situation, quelle qu’elle soit est un point de départ.

Commence où tu es, utilise ce que tu as, fais ce que tu peux.

L’eau, goûte à goûte, creuse le roc.

L’impossible est le possible de demain.

===> c’est parti, on commence !

Chaque situation, quelle qu’elle soit, est un point de départ.

J’ai vu cette phrase juste après un entrainement dont je sortais déprimée à cause de ma foutue épaule bloquée. Ca a fait un déclic. Tac. D’un seul coup, je me suis vue sur une ligne de départ plutôt qu’en fin de peloton essoufflée à ne même pas voir la moindre ligne d’arrivée. J’ai vu une piste entièrement libre et dégagée avec mille possibilités sur cette grande ligne droite. Il n’y avait plus personne devant moi à me tourner le dos, me laissant à la traine sans même s’en apercevoir. J’étais sur un vrai point de départ, avec certes une épaule en vrac mais avec beaucoup d’autres choses aussi. Avec des forces dans les muscles, avec ma volonté et mon déterminisme, avec mon expérience. Oui, soudainement, j’étais sur cette ligne blanche avec tout l’avenir à écrire : je suis partie à l’entrainement plus motivée que jamais. Chaque minute de l’entrainement, c’était le début de ma course, avec tous les possibles devant moi. C’est un peu comme faire « reset » et je découvre combien ça fait du bien parfois !

Les petits secrets du jour :

>> dans le vestiaire, imagine que tu vas prendre le départ d’une course : c’est le début, tu es tout neuf, c’est parti !

>> en allant dans le dojo saluer le tapis, pense à tout ce que tu as d’acquis de façon sûre et certaine : c’est bien là, solide en toi.

>> pour avancer vite dans la course, mieux vaut s’alléger : note toutes tes avancées positives sans t’encombrer des doutes, tracas ou difficultés qui pourraient peser. 

Commence où tu es. Utilise ce que tu as. Fais ce que tu peux.

Parole de champion. Se lever avec cette citation, c’est refuser les excuses : quoiqu’il arrive, tu peux toujours travailler, tu peux toujours progresser. Il n’y a que des poids légers ce soir ? Pas de problème, je peux quand même travailler. J’ai un coude en vrac pour quelques semaines : peu importe, il y a encore tant à faire. Lui m’a fait chuter 15 fois pendant le randori, impossible de poser mes mains sur son judogi : j’y retourne et je recommence, avec ce que je suis, ce que j’ai, ce que je peux faire. Il n’y a jamais d’excuses valables, se dire et se redire qu’il ne tient qu’à moi, personne d’autre. Je peux toujours commencer là où j’en suis, avec ce que j’ai et comme je peux.

Les petits secrets du jour :

>> à chaque coup de découragement, pensez à cette citation : on peut toujours faire quelque chose même si c’est peu…

>> dites-vous que vous travaillez l’esprit du judo en vous efforçant de vous adapter comme une anguille : faire avec ce que vous êtes, ce que vous avez, comme vous pouvez, c’est vivre la souplesse du judo. 

>> Mettez vous dans cet état d’esprit qu’il y a toujours une solution, toujours un possible. De surcroit, ça rend de bonne humeur 🙂

L’eau, goûte à goûte, creuse le roc.

Voilà comment expliquer en une seule phrase le principe même des uchikomis ! S’il faut des milliers d’années pour que l’eau dessine les pierres, dîtes-vous qu’il nous faut des milliers d’uchikomis pour que notre corps se dessine, se forme au mouvement attendu. Nous sommes exactement comme le roc : difficile à creuser mais en même temps si solide. Un mouvement mémorisé par le corps ne peut plus jamais partir, exactement comme le roc creusé l’est à vie. Et pour ceux qui ne seraient pas convaincus : ne vous a-t-il pas fallu copier des milliers de a et de b sur les bancs de l’école avant de pouvoir écrire sans même réfléchir ? Alors : travail et patience ! Chaque uchikomis est une goutte d’eau, armons-nous de patience avec joie et creusons le roc !

 

Les petits secrets du jour :

>> visualiser votre corps qui enregistre le mouvement à chaque uchikomis, pensez que ce sont vos cellules et non votre cerveau qui doit apprendre

>> comptez vos uchikomis lorsque vous faîtes des longueurs de tapis : vous verrez que vous en ferez plus parce que le réflexe veut qu’on aille jusqu’à un chiffre rond et qu’on ne s’arrête pas à 9 par exemple !

>> pour vous encourager, vous pouvez noter le nombre d’uchikomis dans un carnet en rentrant à la maison. Vous allez voir que vous allez vite atteindre 1 000, puis 2 000 etc. Et ça fait plaisir !

L’impossible, c’est le possible de demain.

J’avais ce rêve fou quand j’étais petite d’être un jour championne de France. Les rêves d’enfants sont beaux, ils sont forts, ils sont comme une certitude, on a tout l’avenir devant soi pour les réaliser…

Et puis j’ai grandit, je n’ai pas pris le chemin des champions de judo, j’ai fait plein d’autres choses et j’ai tout simplement complètement oublié ce rêve. Les rares fois où je me le rappelais, je souriais avec tendresse sur l’enfant, si naïf d’avoir osé croire en ce rêve.

La vie m’a fait le plus cadeau en me faisant découvrir les tournois vétérans : j’ai (re)découvert la compétition, j’ai (re)découvert le plaisir autant que la souffrance du travail et de la préparation, j’ai (re)découvert ces mille émotions qui s’affolent le jour J, j’ai tout simplement découvert que ma vie n’était pas toute tracée et que je pouvais encore réaliser mes rêves… Oui, tous mes rêves ! Et en premier ceux de mon enfance 🙂 Ne tient-il pas qu’à nous de construire ce qu’on désire ? Si on accepte que tout ne soit pas exactement comme on se l’imagine dans notre petite tête étroite, alors tout devient possible, tout 🙂

 

Les petits secrets du jour :

>> prenez une minute : après votre tout premier cours de judo, pourquoi êtes-vous revenu ? Quelque soit l’âge auquel vous avez commencé : qu’est-ce qui vous faisait vibrer à vos tous débuts ? 

>> aujourd’hui, si vous étiez dans un monde où tout est possible, quel serait le rêve que vous auriez en judo ? Notez le quelque part… il est fort possible que vous trouviez tôt ou tard les moyens d’y parvenir !

 

===> Laissez en commentaire…

 

la citation qui vous inspire le plus et la façon dont vous la vivez sur le tapis… ou dans la vie ! Laissez aussi d’autres citations sur ce même thème de « pas de découragement, on reste dans le mouvement ! » : je ne les connais pas toutes, loin de là, et ça pourra sûrement aider d’autres judokas !

Et bien sûr, n’hésitez pas à découvrir le Parcours Motivation #1 si ce n’est pas encore fait !

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