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O soto gari par Kentoku 🇯🇵

1️⃣ Déstabilisation :

Kentoku associe des déplacements - droite et gauche - "autour" de l'adversaire, de façon synchronisée avec l'action de ses bras et des variations de distance.

👉 Ce type de déplacement se travaille beaucoup :
- tout seul pour gagner en fluidité, vitesse
- avec un partenaire, en exercice ciblé si ton professeur le permet
- en uchikomi, avec un ou deux déplacements de ce type juste avant la technique, pour aider à la mise en situation réelle
- en randori : s'efforcer de tester pour que ça devienne naturel avec le temps

2️⃣ Technique :

Remarque l'angle avec lequel Kentoku entre O soto gari : ce n'est pas "tout droit derrière" mais bien en diagonale, là où Uke ne peut pas reculer pour se stabiliser à nouveau.

👉 C'est le résultat du déséquilibre appliqué avec soin à chaque uchikomi. Sur O soto gari, tu dois amener Uke à toi de façon à ce qu'il soit quasiment sur un seul pied (et poids sur son talon).

O UCHI GARI PAR CLÉMENCE EME 🇫🇷

Trois points simples parfaitement illustrés par Clémence Eme ici et que tu peux facilement améliorer sur tes uchikomis :

1️⃣ Les hanches

Comme toujours, les hanches sont le point de départ en judo. Observe attentivement : elle ne rentre pas "tout droit". Elle tourne ses hanches à l'opposé de sa technique comme pour armer un ressort qui dégagera toute sa puissance au moment de se relâcher "en vrille" pour effectuer la technique. 

2️⃣ LA DIRECTION :

Trop souvent, on veut pousser l'adversaire en arrière pour O uchi gari. Ce n'est pas impossible mais c'est lui laisser la possibilité de reculer sur cette poussée pour se rétablir. L'axe réellement faible de Uke, c'est la diagonale : celle-là même dans laquelle la hanche-ressort s'engage si vous la laissez aller au bout de sa "vrille" et que vous ne l'arrêtez pas avant.

3️⃣ la manche en bas

Plutôt que de pousser la manche, essayez de la planter dans le sol, dans la direction de la chute. C'est ce qui va mettre le poids de l'adversaire sur la jambe (précisément le talon) que vous fauchez (attention : on est dans le cas d'un Ouchigari en garde inversée, c'est-à-dire à droite avec une garde à gauche ou l'inverse)

Autres exemples pour O uchi gari : en kenken

Ici, on a toujours la manche vers le bas mais très à l'extérieur.
👉 Tu peux essayer, seul(e), de lever une jambe sur le côté en gardant ton buste aligné à cette jambe : tout ton corps, de façon logique, devient oblique. Forcément, ton bras (opposé à la jambe qui se lève) se décale vers l'extérieur. Il te suffit de respecter cette logique pour appliquer le kenken.
Dans l'un des clubs que je fréquente au Japon, on fait des traversées de ce ouchi kenken, seul. On est aussi "penchés" que sur les vidéos que tu vois ici. J'en parle dans une rubrique "Éducatifs utiles à l'échauffement", publiée dans le JudORéseau (clique ici pour rejoindre). Ces longueurs, seuls, à chaque entraînement, font que ça devient automatique, même avec un adversaire !

LA FORME "EN PROPULSION" D'O UCHI GARI

Avec un pied d'appui qui recule au moment de lancer l'attaque, exactement comme tu démarres un sprint ! 

 👉 Fais quelques départs de sprint pour t'assurer que tu as la sensation

👉 Travaille juste cette entrée en uchikomi

 👉 Utilise les uchikomis à 3 pour travailler cette forme de façon complète (avec deux uke pour que tu puisses sentir l'impact maximum à donner)

⚠️ C'est bien le déplacement de centre de gravité (noeud de ceinture) qui crée l'impact et non pas tes muscles - ceux-ci peuvent éventuellement l'accentuer mais ne pourront rien faire tout seuls.
Travaille donc suffisamment longtemps sans muscle pour développer cet impact par le centre de gravité.

TOMOE NAGE : LES POINTS D'ATTENTION

Tout est déjà dit sur la vidéo non ?


LE POUVOIR DES ENCHAÎNEMENTS

Enchaîner, ce n'est pas forcément appliquer deux techniques l'une dans l'autre avec une perfection d'application. C'est avant tout un état d'esprit : ne pas s'arrêter après chaque technique pour "repartir à 0" - c'est-à-dire apprendre à garder son avantage de kumikata et déstabilisation pour produire d'autres techniques. C'est un véritable apprentissage pour lequel il faut savoir s'y contraindre en randori, même si c'est laborieux au départ. Je le sais, cela fait partie de mes thématiques pour cette année 2026 😉.

UCHIMATA : TOUJOURS AUSSI EFFICACE EN COMPÉTITION

UCHIMATA EN FEINTE DANS TON SYSTÈME D'ATTAQUE

L'idée du système d'attaque est de construire des "plans B et C" cohérents avec ton plan A. Et si tu connais un peu la stratégie de combat, tu sauras alors que tu ne sors pas ton plan B ou C dès ta première minute de combat. Regarde Bouba : on sait qu'il passe Uchimata. Ses adversaires s'en méfient donc. Il leur donne raison de s'en méfier en tentant de le passer de nombreuses fois durant le combat. Jusqu'au moment où il sort son plan B : une sorte de tani otoshi, soit une technique arrière, exactement à l'opposé d'Uchimata. Non seulement cela surprend son adversaire qui ne s'en protégeait pas du tout mais pire que ça, ça utilise justement l'attitude de l'adversaire, constamment un peu sur l'arrière pour éviter le Uchimata !

Si tu veux en savoir plus sur le système d'attaque et la stratégie de combat, je propose une formation en ligne de 1h sur ce thème, c'est gratuit , il te suffit de cliquer ici.

UCHIMATA SUKASHI

Et on finit avec l'une des plus belles techniques de tout le week-end d'après moi...!

Erreur sur l'image : il s'agit bien d'uchimata sukashi, cette magnifique technique qui consiste à utiliser le mouvement de l'adversaire contre lui-même :
👉 en créant un vide à la place de son propre corps
👉 En prolongeant la rotation initiée par l'adversaire.

Pour moi, cette technique ressemble aux balayages dans le sens où le timing est incontournable et où aucune force n'est nécessaire. J'ai pu la passer de nombreuses fois sur des filles de 10 à 20 kilos de plus que moi sans difficulté. En revanche, dès lors que la fille est plus rapide que moi, je ne sais plus la faire : hors timing, c'est impossible !


Tu peux retrouver les conseils techniques du Tokyo Grand Slam 2025 en cliquant ici.


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