Les 3 raisons majeures qui convaincront n'importe qui de faire du judo !

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Cours de judo pour les enfants

Vous retrouvez-vous à expliquer de nombreuses fois les bienfaits du judo afin d’inciter vos amis à vous rejoindre sur le tatami ? À rassurer des parents qui hésiteraient pour leurs bambins ? Ou plus généralement, encouragez-vous tout un tas de personnes à s’engager sur cette voie magnifique qu’offre le judo ?

Moi, oui ! Et je partage avec vous mes arguments 😁 Voilà les raisons principales pour lesquelles je recommande le judo, avec ma propre expérience concrète à l’appui.

D'abord, l’une des questions les plus souvent posées :


1- Est-ce que le judo, ça permet de savoir se défendre ?

Je crois comprendre que la réponse est peut être un peu polémique étant donné les avis très différents et tranchés que je peux lire ou entendre. Etant donné mon vécu (en tant que femme !), je répondrais par NON… mais OUI !


NON ?

Sportif assez costaud physiquement, prêt à se lever de son canapé, l'air méchant sous forme humouristique

Concrètement, lorsque pour rire et me tester, mon voisin d’1m80, 90 kilos, vient serrer mes petits poignets... J’ai beau atteindre les 50 kilos, je suis bloquée et je ne peux pas faire grand chose ! Même si généralement, il est tout de même étonné de constater que je me débrouille mieux que ce à quoi il s’attendait ! Finalement, sa force suffit pour me maîtriser. De ces expériences fréquentes avec des amis, j’en déduis que ça ne serait pas différent si un inconnu dans la rue venait à m’agresser. Sauf que justement, je dois ici prendre en compte mon expérience « de rue ».

OUI !

Sortir sereinement…

D’abord, je suis toujours sortie sans aucune crainte dans la rue à toute heure du jour ou de la nuit. Cette assurance me vient sans aucun doute du judo parce que, de façon totalement inconsciente, cette pratique développe une confiance en soi. De ce fait, on est moins préoccupé par l’idée que notre vie est en danger. C’est le 1er énorme avantage de la pratique du judo : on vit plus sereinement.


Dégager les bonnes ondes…

La conséquence directe de pouvoir sortir sans avoir peur, c’est que ça se ressent ! Je suis convaincue que, par un subtil langage non verbal, on éloigne les potentiels agresseurs qui ne ressentent pas, dans un judoka, une personne vulnérable qu’il serait bon d’attaquer.

 

Adapter ses réactions…

Lorsqu’on se fait agresser, le cerveau n’a absolument pas le temps de réfléchir à ce que vous devez faire. C’est uniquement la peur qui guide. 

Tigre judoka

Le judo développe une agressivité positive et votre corps emmagasine dans ses réflexes des réactions utiles à une agression. Pour ma part, il m’est arrivé 2 fois de m’apercevoir qu’un voleur avait mis la main dans mon sac. La 1ère fois, c'était dans les escaliers d’une bouche de métro et la 2ème fois sur un passage piéton. À chaque fois, je m’en suis aperçue dans la seconde, j’ai hurlé sur le voleur et il m’a rendu mes affaires (mon portable et mon portefeuille). Ce fut mon réflexe : être assurée et forte, ne pas me laisser faire. Dans les deux cas, le voleur en question est parti à toute vitesse.

Le 3ème et dernier épisode qui m’est arrivé s’est aussi passé dans la rue, en pleine nuit alors que je rentrais seule. Une bande de jeunes garçons visiblement saoules ont commencé par me chahuter… J’ai eu beau accélérer le pas et faire l’indifférente, ils ont continué de plus belle jusqu’à m’encercler vers un mur. J’ai gagné du temps en discutant avec eux, puis voyant d’autres piétons passer, j’ai détourné leur attention quelques secondes, le temps de me décaler du mur et de pouvoir retrouver la largeur du trottoir pour marcher. Finalement, ils m’ont donc laissée partir. Tout cet épisode a duré de longues minutes, et pas une fois je n’ai réfléchi à ce que je faisais : c’était uniquement mon instinct qui parlait, rien d’autre.


L’arme de l’intelligence

Comme vous le remarquez, dans cette 3ème aventure, je n’ai pas hurlé sur ces jeunes hommes, j’ai au contraire chercher à fuir. Je sais que c’est le judo qui m’a appris à adopter la réaction la plus appropriée de façon instinctive. Ainsi, je n’ai jamais eu à vraiment me défendre concrètement parce que j’ai su montrer mon assurance lorsque c’était le mieux à faire, fuir et éviter la confrontation quand c’était de loin le plus intelligent. Mon instinct a, sans aucun doute, été entièrement formé par le judo.


Conclusion

Le judo vous permettra, je pense, d’améliorer votre assurance autant que la pertinence de vos réactions instinctives et ainsi, diminuer très largement (voir annuler) les possibilités d’agressions concrètes !


2- Pourquoi le judo donnerait plus confiance en soi que d’autres sports ?

La confiance en soi, c’est l’un des bénéfices les plus souvent cités et qui est parfois en lien la question de savoir se défendre. Beaucoup de parents inscrivent leur enfant dans cette optique et même si les adultes expriment rarement leurs motivations au moment de leur inscription, c’est également un sujet qui revient souvent.

Il ne serait sûrement pas possible de décrire avec exactitude les nombreux processus qui amènent la confiance en soi puisque c’est une notion très personnelle, très différente d’une personne à une autre. Chacun va vivre les entrainements à sa façon et va "se construire", petit à petit, en écho avec son quotidien en dehors des tapis également. Parmi ces différents processus, beaucoup existent dans d’autres activités que le judo : on peut trouver confiance en soi via tout un tas de pratiques, artistiques, sportives ou plus généralement sociales. Alors qu’est-ce que le judo a de particulier ?

 

La diversité est utile, adieu les normes !

7 enfants judokas de toutes les couleurs et tous les styles qui montre que le judo est bien pour tous !

D’abord, la pratique du judo est accessible à tous les gabarits. Être petit, très grand, gros ou maigre n’est jamais un handicap. Non seulement on peut pratiquer avec des judokas de sa catégorie, mais même lorsqu’à l’entraînement, on pratique tous ensemble, cela devient source d’apprentissage que de se retrouver face à un gabarit différent. L’enfant (ou l’adulte !) qui est plus costaud que la moyenne et raillé à l’école, sera, au judo, le partenaire de tous et source d’apprentissage pour eux.


Sur un pied d’égalité, ensemble !

En plus du fait que tout le monde est accepté, il y a une notion d’égalité car nous sommes tous en judogi. À priori, il n’y a pas d’histoire de choix vestimentaire, de matériel ou de marque. Je rajoute que le fait de pratiquer pieds nus peut paraître anecdotique ou uniquement symbolique, mais en réalité, c'est pour moi un facteur très fort d’égalité : les ingénieurs, enseignants, personnels de ménage, postiers, ou que sais-je (président de la république !) ont les mêmes pieds nus 😁

Enfin, c’est peut-être un détail mais je crois qu’il compte beaucoup, surtout pour les enfants : le judo fait partie de ces disciplines qui se pratiquent uniquement durant l’entraînement. Tous les enfants, quels que soient leur origine sociale et le style de famille ou de maison qu’ils ont, viennent progresser au dojo et sont donc à égalité face à cette progression. Quand certains enfants ne sont pas dans de bonnes conditions pour faire leurs devoirs à la maison ou pour travailler leur instrument de musique, ils peuvent être “comme les autres” au judo ! 


Une socialisation douce, libre et constructive !

Pour le 3ème point qui concerne la confiance en soi, j’ajouterais les aspects liés à la sociabilité, extrêmement bénéfiques pour les enfants ou les adultes timides ou introvertis. Contrairement à beaucoup d’autres activités, le judo a cet équilibre « parfait » entre le côté individuel et le collectif.


La dimension individuelle du judo fait qu’on évalue sa progression par rapport à soi-même.

Personne ne peut vous reprocher de ne pas être assez fort ou ne pas progresser au même rythme que les autres, contrairement aux sports collectifs par exemple. Je connais des jeunes qui jouent au hand ou au foot et dont tout l’enjeu va être de savoir s’ils seront dans l’équipe A, l’équipe B, surclassés ou non. Au judo, la progression de chacun n’influence pas le cours que l'on suit au dojo puisque ceux-ci s'organisent uniquement en fonction des âges.


Deux judokas adultes ceintures blanches se prépare à saluer sur un tatami de judo

La dimension collective est « douce » parce qu’elle se fait uniquement à deux.

C’est beaucoup plus facile pour une personne timide de travailler avec un partenaire que dans un large groupe. Une personne discrète (comme j’ai été) va pouvoir plus facilement connaître les autres parce qu’elle aura à faire à eux un par un. Elle n’a pas de place à prendre comme c’est le cas dans un groupe.


La socialisation est libre parce que non obligatoire.

Un judoka qui ferait tout l’entraînement sans dire un mot ne choquera pas… C’est même presque la norme idéale que d’observer le silence durant l’entraînement. Il n’est donc pas anormal de ne rien dire, contrairement, encore une fois, à beaucoup d’autres activités à dimension sociale où il est au contraire important de savoir prendre une véritable place dans le groupe.

 

Les relations sont constructives.

Comme je le disais concernant les différents gabarits qui seront toujours acceptés, les relations au judo se construisent par nécessité. On ne peut pas travailler sans l’autre. La personne la plus timide sera donc toujours utile à son partenaire et sera ainsi valorisée. 

Voilà pourquoi je suis convaincue que le judo est tout à fait particulier pour développer la confiance en soi, c’est l’une des rares pratiques qui allie diversité, égalité, et liberté dans la sociabilité.


3- Pourquoi le judo aide à la concentration et permet aux enfants agités de se calmer ?


Deux enfants judokas se saluent sur un tatami de judo

Là encore, le judo est une discipline très particulière. 

Au judo, il y a des règles comme dans tous les sports et, de façon implicite, comme dans tous les domaines de la vie que ça soit à l’école, à la maison, dans la rue ou dans la société... En revanche, ce qui fait la particularité du judo, et qui n’est pas si souvent rencontrée, c’est ce que j’appelle « l’étiquette ».


L’étiquette : ce qui implique des rituels de comportement clairement annoncés et identifiés.

Tout le monde sait que dès le premier cours :

- on apprend à saluer le tapis avant d’entrer,
- on commence le cours par un salut général,
- on salue son partenaire avant et après chaque combat…

Cet exemple des saluts qui viennent ponctuer tous les moments de l’entraînement est extrêmement important pour un enfant dit « turbulent » ou devrais-je dire plein de dynamisme ! En effet, il va pouvoir s’accrocher à ces rites et donc respecter le cadre plus facilement… puisque son cerveau ne le fait pas forcément de lui-même, de façon autonome.

Un enfant agité va sûrement se faire rappeler à l’ordre lorsqu’il passera du vestiaire au gymnase ou stade de foot parce qu’il n’y a aucune balise pour ce passage si ce n’est « être sage », ce qui ne veut pas dire grand-chose pour lui ! Au judo, il va avoir cette étiquette qui va lui montrer le chemin et l’aider.

Cet aspect est tout aussi important que celui de la confiance en soi. D’abord, parfois, la confiance en soi et la difficulté à se canaliser vont ensemble.

une personne, adulte ou enfant, peut être très extravertie et pour autant manquer de confiance en elle !

Ensuite, être aidé, grâce au judo, à développer sa concentration et mieux se canaliser, c’est tout simplement ce qui rend heureux ! Un enfant qui repart d’un cours de judo sans s’être fait gronder, avec la satisfaction d’avoir pu suivre l’étiquette comme les autres, c’est vraiment un enfant heureux… De même qu’un enfant timide qui repart en ayant travaillé avec un partenaire qui est devenu sa nouvelle copine, ça va lui donner un immense sourire. Je cite des exemples un peu bateaux mais il faut se rappeler que les infimes détails peuvent compter et que, si c’est souvent plus visible chez les enfants, ça existe aussi beaucoup chez les adultes ! Finalement, comme le dit si bien Vincent Tebo dans son interview (épisode 3) :

le plus important dans le judo, c’est que ça rend heureux !


Conclusion

J’espère que cette 1ère partie sur « Pourquoi s’inscrire au judo ? » vous a plu ! Vous pouvez cliquer ici pour lire la 2ème partie : « Le judo, c’est pour la vie ».

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n’hésitez pas à commenter, partager et apporter vos propres points de vue…

En espérant voir de nombreux judokas débutants à la rentrée... Bienvenue à tous !


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  • Une Jolie explication sur le bien fait du judo dans la vie. Le judo est à chaque fois une étape de la vie dans l’apprentissage. Dès que l’on tombe il faut se relever, refaire face, apprendre de son erreur trouver la solution pour évoluer comme dans la vie de tous les jours.

    • Merci beaucoup Sylvain ! Trouver des solutions pour évoluer, c’est vraiment une histoire de tatami autant que de vie, bien vrai ! Bonne journée 🙂

    • Merci beaucoup 😊
      et bien sûr, il y aurait beaucoup d’autres raisons encore 😉 bonne journée !

  • j’aime ce métier de judo parce-que premièrement ça chasse la vieillesse et de mieux défendre cas de agréation au cours de route la nuit comme le jour.

    • C’est très joli de dire « ça chasse la vieillesse », j’aime cette expression !! Tellement vrai ! Merci !

  • je suis judoka et je dois faire un exposé dessus pour le brevet. et je t’avoue que je ne m’étais jamais posé la question de ce qu’apporte le judo. merci beaucoup pour tes explications elles m’ont beaucoup aidée.

    • Ah merci beaucoup d’avoir pris le temps de laisser un mot Paul ! ça fait super plaisir ! J’espère que ton exposé sera au top, si tu es judoka, c’est super de prendre ce sujet… Surtout bon courage pour le brevet 💪🏽

  • Belle analyse. J’ai beaucoup apprécié le paragraphe sur le judo pour se défendre. Car, oui, le judo nous enseigne la conception de l’adversaire comme acteur de notre propre progression. L’autre n’est plus un danger mais un acteur avec lequel il faut composer pour atteindre notre objectif. D’où, en cas de conflit cette approche, non plus de dominer, mais d’utiliser, avec stratégie, les « outils » dont on dispose pour négocier, dissuader, convaincre, etc.

    • Merci Franck pour cet apport, c’est super intéressant de relier cette idée de l’autre en quasi « collaborateur » (par rapport à sa progression) et les comportements concrets ne cas de conflits, vraiment intéressant ! merci beaucoup !

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