1- Qui organise ces championnats d’Europe Juniors ?

Carte de la Grande Région, ligue Grand Est de judo, Luxembourg et allemagne

L’histoire d’une région transfrontalière

Mon amie Sylvie (sur la photo) travaille pour un groupe associatif de l’ “Interreg Judo Cooperation“.  C’est le judoka Charles Stelmes qui a eu cette incroyable idée (une première !) de créer un projet visant à développer les liens entre les 70 000 judokas de ce qu’on appelle “la Grande Région”, c’est-à-dire la ligue française Grand Est, le Luxembourg et les régions frontalières allemandes. Les Belges sont également associés. Ainsi, l’association Interreg Judo Coopération organise, depuis 2017, des entraînements, des stages, des compétitions et de nombreuses autres initiatives pour développer le judo sur cette zone frontalière, en collaboration directe avec les clubs. 

Organiser des championnats d’Europe Juniors

L’Interreg Judo Coopération a candidaté auprès de la Fédération Européenne de Judo pour que cet évènement puisse se dérouler au Luxembourg. Un argument majeur à cela : la Grande Région transfontalière a la force de pouvoir rassembler de nombreux volontaires et partenaires, en provenance de différents pays donc multilingues. 

Photo de Sylvie Bach, coordinatrice de l'interreg Judo Coopération

C’est ainsi que mon amie Sylvie, l’une des 3 salariés responsables de toute l’organisation, m’a proposé de rejoindre l’équipe de volontaire ! Pendant que Wolfgang était chargé du secteur sanitaire (pass, tests, bulles, gestion des cas covid etc.), Tom se chargeait de toutes les délégations (arrivées aéroport, hôtels, transports, etc.). Sylvie, elle, était sur le secteur compétition, c’est-à-dire tout ce qu’il se passe sur le lieu de l’évènement (accréditations, installation de la salle, informatique, arbitrage, podiums, etc.).

Pour chaque secteur, la liste serait bien trop longue tant il y a à faire ! C’est d’ailleurs 6 mois à temps quasi-complet de préparation ! C’est aussi certains volontaires investis du matin au soir durant 2 semaines : Jil qui coordonnait les volontaires sur le lieu de la compétition, Denis qui gérait une équipe pour tout ce qui touchait au matériel (des tapis aux bouteilles d’eau, de l’affichage aux tables pour manger…), Valentin qui, lui, encadrait une équipe pour le suivi des athlètes (chambre d’appel, aller aux combats, en repartir dans le bon sens, gérer les affaires des athlètes correctement, gérer les podiums etc.).

2- Mon rôle de volontaire au milieu de tout ça !

Leçon 1 : choisir sa date d’arrivée

Je ne suis arrivée que la veille du 1er jour de compétition et j’ai tout de suite réalisé l’énorme travail déjà accompli ! J’en ai aussi tiré une première leçon :

Arriver dès le 1er jour de la préparation permet de :

– Connaître tous les volontaires et créer de véritables liens, avec une ambiance très solidaire

– Connaître et comprendre tous les détails de l’organisation et pouvoir être moteur, avec des initiatives

J’ai donc fait mon maximum pour permettre que les derniers détails (parfois de taille !) soient fixés pour le lendemain… L’avantage étant, tout de même, que j’arrivais avec plein d’énergie compléter une équipe déjà éprouvée.

Aider ou profiter du judo ?

Faire partie des volontaires, c’est vivre une magnifique expérience judo à plusieurs niveaux. On baigne dans l’ambiance d’une grande compétition, on découvre les coulisses, on est entourés de volontaires qui sont judokas ! On peut aussi, à certains moments, voir de magnifiques combats. Mais attention : ce n’est pas la priorité ! Et voilà ma leçon numéro 2 : 

Choisir ce que l’on veut vivre lors d’une compétition, lorsqu’on n’est pas combattant :

– profiter pleinement des combats : il faut alors clairement venir en tant que spectateur

– vivre la forte expérience des coulisses et d’un esprit d’équipe : venir pour aider en tant que volontaire !

– bien sûr, il y a aussi la possibilité de venir en tant que commissaire ou arbitre, coach d’équipe ou médecin, si c’est une fonction pour laquelle on est formé. 

Sur cette vidéo (ci-dessus), le résumé des catégories féminines -48kg (Léa Béres), -52kg (Chloé Devictor) et -57kg (Faiza Mokdar) et des catégories masculines -60kg (Romain Valadier-Picard) et -66kg (Maxime Godet). C’est aussi mon 1er reportage en compétition, je découvre tout ce qu’il y a à améliorer !

3- L’équipe de France Juniors

 

La relève est là !

Chaque jour, nous avions de forts espoirs de médailles, dont beaucoup se sont confirmés ! Une médaille, c’est le plaisir de voir un jeune qui s’exprime pleinement en compétition, qui trouve la faille de l’adversaire, et qui sait effectuer un geste technique efficace. C’est forcément beau lorsqu’on aime le judo… Mais ceux qui ne rapportent pas de médaille, c’est aussi voir rapidement pourquoi et leur ouvrir un boulevard de progression qui leur servira. C’est aussi avoir ce goût de la déception et apprendre, encore et toujours, à le gérer. Quoi qu’il en soit sur leurs résultats au final, ce que je retiendrai et ce qui va m’inspirer, c’est cette leçon n°3 :

 Ces judokas juniors (était-ce dû au fait de leur jeune expérience ?) ont mené chaque combat avec vivacité, engagement, déplacements et nombreuses attaques. Une attitude dont, de mon point de vue, nous devons tous en avoir l’exigence.

Un bel état d’esprit

Lorsqu’on est judoka loisirs, bien souvent on aime le judo en tant que discipline, donc dans tous ses aspects : la compétition pour le côté sportif mais aussi la technique pour le côté martial, la culture pour le côté “état d’esprit”. C’est, encore une fois, le Shin Gi Taï qui nous anime 😉

Alors lorsqu’on est face à des judokas pleinement impliqués en tant que sportifs dans la compétition, quel plaisir de les voir amoureux de la recherche technique pour certains, en chemin spirituel pour d’autres… Disponibles et souriants, ils vivent leur passion ! Pour la leçon 4, je souhaite noter les mots de Mélodie Turpin, résumés en ces quelques phrases :

Le secret, c’est de lâcher-prise. Si on se met la pression, ça ne marche pas. Quand on lâche, quand on prend ce qu’il y a à prendre, alors tout devient super et les résultats peuvent se faire.

La force de l’équipe

Les souvenirs de notre Equipe de France championne olympique sont encore tout frais, l’émotion palpable… Alors revivre ce genre de journée, avec une équipe de France Juniors qui se bat pour se frayer un chemin jusqu’en finale… Puis la voir expédier la finale magistralement (4-0, aucun golden score, que des ippon), c’est juste génial. Tous ceux qui ont vécu des championnats par équipe savent l’énergie particulière qui émane de ce type de journée. La preuve, s’il en fallait, que le judo est loin d’être un sport individuel… Vivre cette journée sans être sur le tatami n’ôte en rien son esprit tout particulier, l’enthousiasme et les émotions que l’on peut ressentir. Alors BRAVO à cette jeune et belle équipe !

 

Toute la finale (14 minutes) peut être vue en replay dans le groupe facebook Secrets de Judokas. Cliquez ici : https://www.facebook.com/line.judo/videos/722338082499575/

Si vous n’êtes pas (encore !) membre de ce groupe, rejoignez-nous en cliquant ici : https://www.facebook.com/groups/motive.e.s

4- Pour les futurs volontaires !

Retrouvez ici différentes missions, vous pourrez ainsi voir ce qui vous attire le plus et pourquoi pas, proposer vos services lors d’un bel évènement comme celui-ci ? 

Seriez-vous prêt à être volontaire ? Le quizz !

Médecin de l’Equipe de France – Thierry Durantel

Contrôle des Judogi – Patrick Feldes

Etre prêt à tout – Arnaud

Commissaire Sportif – Chiara

Suivi des athèltes – Valentin Knobloch

Accréditations – Kenza

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