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Temps de lecture : 5 min

1- Positiver, comment fait-on ?
2- La création positive
3- La déconnection imaginaire
4- Au travail !
5- Et vous ?

REBONDIR : le maître mot de tous les judokas ! Mais est-ce toujours si simple ? A-t-on la recette de cuisine ? Des étapes à suivre comme on monterait un meuble ikéa ? Eh bien je m'aperçois que oui : il y a des techniques bien précises à utiliser. Le secret, qui n'en est pas vraiment un, c'est de pratiquer tous les jours pour s'améliorer... jusqu'à savoir rebondir très vite et très haut 😉


1- "POSITIVER", COMMENT FAIT-ON ?


Blessure, défaite, technique inefficace ?


Quand le problème prend toute la place

Au judo, il y a de nombreux cas de figures qui peuvent nous contrarier, voire franchement nous donner un coup au moral. Une blessure sans aucun doute, mais aussi une défaite sur un combat important, une technique qu'on n'arrive pas à passer, etc. 

Quand un évènement qu'on n'aime pas (blessure, défaite, etc.) est là, c'est un peu comme s'il prenait toute la place dans notre esprit. Il peut nous mettre de mauvaise humeur. Et l'émotion ressentie est difficile à vivre...

Questions :

👉🏽 Savez-vous nommer précisément les émotions que vous ressentez ? Énervement, frustration, colère, déception, dévalorisation...

👉🏽 Connaissez-vous votre "temps de digestion" ? Vous faut-il 1h, 24h ou 3 jours pour "oublier" ?

L'anesthésie des capteurs de bien-être

dessin humouristique d'une cellule du corps agressive

Quand l'évènement désagréable prend toute la place, c'est comme s'il cachait totalement tout le reste qui est agréable ! On ne voit plus, littéralement, ce qui nous fait du bien. C'est comme si nos capteurs de bien-être étaient tout écrasés et non fonctionnels à côté des capteurs de mal-être qui dévorent tout ce qui nous énerve ! Gnagnagna !


Re-dessiner sa "cartographie"


Voir ce qui nous fait du bien


Un émoticone faché et beaucoup de coeurs verts

L'idée, ici, est donc de réactiver les capteurs de bien-être ! Comment ? On peut rester énervé ou que sais-je, mais on s'oblige à observer tous les éléments à côté de l'évènement négatif qui nous font du bien ! Personnellement, oui je suis blessée, je n'aime pas ça, mais j'observe autour de moi : ma famille que j'adore, mes supers amis, cette belle maison où je suis si bien, le super film d'hier soir etc. La liste peut être super longue !


Ré-équilibrage de la balance

Pourquoi l'évènement négatif pèserait plus lourd que toute votre liste de choses agréables ? Parce que vous y attachez plus d'importance ? Souvent, quand on se pose vraiment la question au fond, ce n'est pas si vrai... Une défaite ou même une blessure ne sera jamais plus importante que ma famille et sa bonne santé, que tout ce que j'ai la chance d'avoir, etc.


2- LA CRÉATION POSITIVE


Le lien magique de cause à effet


Ce que l'évènement négatif crée...

En plus de savoir repérer tous les coeurs verts à côté de votre gros énervement pour ré-équilibrer la balance, vous pouvez aussi faire des liens de cause à effet directement depuis l'évènement négatif.

Qu'est-ce que l'évènement mal-aimé a directement créé comme bénéfices, avantages, choses agréables ?

Par exemple, pour ma part, c'est grâce à ma blessure à l'épaule que je travaille les jambes et fessiers. Je ne l'aurais jamais fait sinon !


Les proverbes des judokas

Nous sommes les experts de ces phrases puissantes "tomber 7 fois, se relever 8...", "ne rien lâcher, persévérer" etc. Et force est de constater que ces simples proverbes aident, parfois, vraiment les judokas à savoir rebondir.

En compétition, on entendra toujours "je ne perds jamais : soit je gagne, soit j'apprends". Et tous les judokas vous le diront : après une défaite, ils repartent au travail pour progresser !

Mais ici, la nuance proposée est un outil concret : faites vraiment le lien direct de cause à effet. Réalisez que sans telle ou telle défaite, vous n'auriez sûrement pas fait ces progrès-là. 


Remercier l'évènement négatif de s'être produit !

Pascaline Magnes travaille son judo dans les escaliers

Multiplier les liens

Si vous ne trouvez qu'un lien, vous le verrez comme une "maigre consolation". Et vous resterez convaincu que l'évènement négatif est dommageable pour vous ! Il vous faut donc créer de nombreux liens : 10, 20... Cherchez encore et encore ce que votre frustration crée comme avantages ou choses agréables derrière... Cherchez ce que vous n'auriez pas fait ou ce que vous n'auriez pas pensé ou encore qui vous n'auriez pas été si vous n'aviez pas vécu cet évènement négatif.


Les liens de long terme

Il est également important de savoir observer les liens sur le long terme. Prenons l'exemple de la compétition : il est fréquent qu'on réalise pleinement que telle défaite nous a poussé à progresser. En revanche, quand plusieurs mois après, on gagne une autre compétition, c'est moins fréquent qu'on soit reconnaissant envers notre défaite d'auparavant ! Pourtant, c'est une conséquence de conséquence ! Mais notre cerveau a tendance à morceler les évènements au lieu de les mettre en lien direct... Faites donc l'exercice !


Merci blessure, merci défaite !

Au final, quand on apprend à réellement aiguiser son sens de l'observation sur ces liens directs, très nombreux et à court, moyen et long termes, on se retrouve à être plein de gratitude envers l'évènement qu'on percevait comme négatif ! Et ça, c'est super agréable 🙂 


3- LA DÉCONNECTION IMAGINAIRE


D'où vient la frustration ou l'énervement ?


Annuler tout ce qu'on avait programmé

Dans la grande majorité des cas, on est frustré ou énervé lorsqu'on compare ce qui vient de se produire avec ce qu'on avait imaginé.

Ma blessure m'a cassé le moral parce que j'ai tout de suite pensé à tout ce qui devait être annulé : mes déplacements, mes rencontres dans les dojos, mes compétitions, les championnats d'Europe vétérans... Quelle énorme perte ! 


Quand l'imaginaire a plus de poids que la réalité !

Quand on y pense bien, tout ce que j'avais imaginé pour les mois à venir n'étaient que des projections. Ça ne s'est pas encore produit ! Ce n'est pas une réalité ! D'ailleurs, si j'avais une liste de tout ce que j'avais projeté et que je la comparais, fin juin, avec tout ce qui s'était réellement passé, je pourrais aisément constater le grand écart entre les deux ! En général, rien ne se passe vraiment comme on l'avait prévu !


Utiliser la "case imagination"


Le moment présent

Quand on met tout ce qu'on avait projeté dans une grande case "imaginaire / futur non réalisé", alors ça laisse toute la place à l'instant présent qu'on est vraiment en train de vivre, et mieux que ça : ce moment apparait juste comme "présent" mais ni bien ni mal...

À partir du moment où j'ai déconnecté mon cerveau de cet imaginaire qu'il prenait pour réalité, j'ai été entièrement soulagée et libre... Je voyais ma blessure juste pour ce qu'elle était, sans me poser de questions. Ça faisait mal parfois, d'autres fois non, je profitais de chaque rencontre faite, depuis le médecin jusqu'au patron de l'hôtel, j'appréciais les moments sympas, bref... Un quotidien 100% normal et agréable ! 

Question :

👉🏽 Lorsque vous êtes frustré d'une défaite en compétition par exemple, ce sentiment désagréable se construit par rapport à quoi que vous avez imaginé ?

Le problème de la qualité des judokas !

Quand on est sportif, et a fortiori judoka, notre case imaginaire se mêle très fort à la réalité. C'est un outil magnifique pour réaliser nos objectifs, se donner les moyens ! On l'utilise sciemment : se projeter sur le résultat que l'on souhaite et tout donner pour y arriver ! Heureusement que le cerveau est capable d'ancrer ce futur imaginaire dans la réalité du quotidien !

Mais néanmoins, n'oublions pas que ce n'est qu'un outil ! Quand on est frustré ou déçu, c'est qu'on s'attache plus à cet outil de projection future qu'à la réalité de ce qui nous arrive vraiment !


4- AU TRAVAIL !


Pas à pas

Symbole d'un escalier avec une fleche qui monte

Utiliser les 3 étapes au quotidien

On ne peut pas se sentir super bien à chaque coup dur, surtout les plus importants ! Pour réussir à ça, il faut sans aucun doute pratiquer au quotidien, à partir des détails infimes. Un train en retard, un feu rouge un peu long, une personne désagréable... De simples détails comme ceux-là peuvent nous agacer. C'est le moment idéal pour positiver, faire de la création positive ou encore déconnecter de son imaginaire ! Utiliser ces 3 techniques selon celle qui nous parle le plus à ce moment-là !

"Gagner du temps"

C'est lorsqu'on réussit facilement, naturellement, à ne voir aucun élément négatif dans les petites situations qu'il est possible de travailler sur les évènements plus gros.

Pour ma part, la blessure était un gros évènement. J'ai tout de suite réussi à "positiver", c'est à dire à voir tout ce qui était agréable autour. D'ailleurs, j'ai profité d'un super moment convivial au club le soir-même ! Par contre, il m'a fallu 2 jours et demi avant de voir pleinement la création positive et de remercier ma blessure de s'être produite ! Ça n'a pas été instantané ! Et enfin, 8 jours pour déconnecter mon imaginaire... et être pleinement heureuse du moment présent, sans ressentir que ma blessure est quelque chose de négatif. Juste l'avoir comme j'ai plein d'autres choses, je l'aime pareil que le reste 😁


5- ET VOUS ?

Quelles techniques utilisez-vous pour "positiver" ? Pour rebondir ? Si vous deviez enseigner à un jeune judoka votre façon de faire, que lui diriez-vous ?

Dans le groupe facebook Secrets de Judokas motivé.e.s (rejoignez-nous si ce n'est pas déjà fait !), c'est ce dont nous discutions ! Et certains ont donné leur proverbe préféré, celui qui les aidait, à chaque fois, à aller de l'avant ! Partagez également avec les autres lecteurs du blog le proverbe qui ne vous a jamais quitté 😉


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