Magnifiques épisodes de l’IJF qui nous plonge dans l’esprit du judo, entre histoire et actualité, entre tradition et modernité : tout comme notre maître à tous Jigoro Kano ! De belles choses à découvrir… que méritent aussi les non anglophones ! Alors voilà une petite traduction, en espérant être fidèle aux propos des intervenants !

Les prochains épisodes arriveront sur la page de l’IJF et seront aussi traduits ici.

Episode 1 – Jigoro Kano

Jigoro Kano est né le 28 octobre 1860. C’était un jeune garçon frêle. Il crée le judo à partir du ju-jitsu mais avec des valeurs éducatives afin de former la personnalité. C’était un grand maitre.
Je crois qu’à travers le judo, il a exprimé l’âme des japonais.

👤Prêtre dans ce temple (Hoshin Aoyama) 🏯 :

« Ce Dojo s’appelle “Ganjuin Eisho-ji”. Il se situe sur la montagne Asahi San (le soleil qui se lève).
Jigoro Kano est venu ici en 1882 et a créé un dojo avec 12 tatamis seulement. Là où on fait le thé aujourd’hui, il y avait une petite maison en bois où il y a vécu 6 mois… avant d’aller là où est le Kodokan d’aujourd’hui. »

👤 Président du Kodokan (Haruki Uemura) ⛩ :

« Le kodokan est la maison de tous les judokas, adultes comme enfants, et son objectif est de permettre la pratique de la défense et de l’attaque mais surtout et avant tout, l’auto-discipline et la « culture de l’esprit ».

👤 Petit fils de Jigoro Kano (Yukimitsu Kano) :

« Jigoro Kano n’a pas seulement enseigné la théorie, il voulait que ses élèves pratiquent ses enseignements dans la société. C’était un grand éducateur. »

👤 Directeur de l’école Nada (Magohiro Wada) :

« Jigoro Kano travaillait au ministère de l’éducation et il a créé cette école en 1927. L’école adopte sa philosophie du maximum d’efficacité et de la prospérité mutuelle jusqu’à aujourd’hui.
Je crois que Jigoro Kano a été une clé dans la transformation de l’éducation au Japon. Les élèves n’apprendraient pas seulement des connaissances académiques mais feraient aussi une activité physique. »

👤Uta Abe, championne de Judo 🥇:

« J’ai commencé le judo à 5 ans, c’est ma vie. Grâce aux enseignements de Jigoro Kano, ma confiance en moi a grandit, ça a fait de moi une meilleure personne. Le Judo n’est pas juste un sport mais un style de vie qui contribue à la société. »

Malheureusement, Jigoro Kano est décédé en 1938 sur un bateau dans l’océan. Aujourd’hui, on est tous des disciples de Jigoro Kano, tous des frères en un sens… Jigoro Kano a essayé de créer la paix à travers sa philosophie « Entraide et prospérité mutuelle » (Jita Kyoei), c’est ce qu’il nous laisse en héritage.

Episode 2 – Ambiance estivale

Quand un japonais pense à l’été, il pense alors aux feux d’artifices et aux festivals. Des gens de tout âge vont aux festivals d’été et retrouvent leur innocence de l’enfance.

👤 Arbitre internationale (Akiko Amano) 🕴:

« Je m’appelle Akiko Amano, je suis de la 15ème génération d’une famille d’artisans de feux d’artifice.
Il a été décidé que je prendrai la suite quand j’avais 7 ans. En 2000, je suis devenue la première femme chef en 350 ans d’histoire.
Travailler dans les feux d’artifice et être arbitre internationale, ça a 2 choses en commun : une exigence de concentration totale et la capacité de prise de décision.
J’ai appris grâce au judo à faire face à mes problèmes en allant de l’avant.Lle judo m’a aussi appris combien il était important de faire de sérieux efforts pour aller vers son objectif. »

👤 Maître de Judo (Yoichi Ishihara) 🥋– Ile de Kyushu

« Les îles Goto sont pleine de nature et les gens sont chaleureux et amicaux. Nous utilisons l’environnement, cette nature pour nos entrainements, c’est différent pour les citadins. Une des raisons pour laquelle beaucoup d’enfants ici font bien le judo est le fait qu’ils sont passionnés et qu’ils souhaitent progresser.
La collecte de bouteilles est une tradition que j’ai hérité de mes prédécesseurs. Cela soutien le budget du club et participe à couvrir les dépenses liées aux déplacements pour les compétitions qui ont lieu à Nagasaki. De voir tant de champions de judo d’ici qui réussissent à l’international, ça motive les enfants à travailler plus dur et à avoir de hautes ambitions, à viser haut. »

👤Championne de Judo (Akira Sone) 🥇 – Fukuoka

« Depuis que je suis petite, mon père m’a toujours aidée et encouragée à m’entrainer. Lorsque j’ai fini l’entrainement de judo à l’école, je continue à m’entrainer chez moi, seule. Je suis convaincue que personne ne peut s’entrainer plus que moi. Je suis très heureuse que nous ayons gagné Kinshuki 2 années d’affilé, c’était très dur. Mon but maintenant est de gagner le titre olympique en 2020 à Tokyo. »

👤Président de la fédération du Japon (Yasuhiro Yamashita) :

« Avant qu’ils ne pensent aux jeux olympiques ou aux championnats du monde, les enfants de Kyushu rêvent de gagner le Kinshuki.
Avec plus de 500 écoles participantes, c’est le tournoi interscolaire le plus important du Japon.
Tu continues à combattre aussi longtemps que tu gagnes. Quand tu es jeune, concentré sur une seule chose, fixe tes objectifs, travaille tout ce que tu peux, et mène-toi vers ton rêve. Je suis sûr que parmi ceux qui ont réussi à cet évènement, il y a les futurs leaders du judo japonais.
Quand tu es jeune, ta limite est au ciel. Vise haut et rêve grand. Donne simplement le meilleur de toi même vers ton objectif. Même si tu échoues, encore et encore, relève-toi et recommence. Ce que tu développes sera le trésor de ta vie. »

Episode 3 – Solstice d’hivers

Quand on fait face à des défis, on se doit d’être souple ; juste comme le saule qui ne casse pas sous le poids de la neige, mais qui plie. C’est l’essence du judo.

👤 Ms Wakako Ueno (Toma Judo Sensei) :

Je suis bénévole, je donne des cours de judo aux enfants et je siège au conseil d’administration de clubs sportifs locaux. Dans notre dojo, on accueille les enfants de 3 à 15 ans, on est comme une grande famille.
J’ai commencé le judo grâce à mon mari, j’avais 24 ans et nous vivions à Yubetsu.
J’ai 3 filles : la plus âgée, Masae, était une enfant très active. Elle a participé à 3 jeux olympiques, avec 2 médailles d’or à Athènes et Beijing.

Mon père était un entraineur très strict, tout comme ma mère même si à la maison, elle était très gentille. C’est parce que mes parents pratiquaient le judo qu’ils connaissaient les sacrifices et le dévouement nécessaires pour réussir. C’était très stimulant.
Ms Masae Ueno

(double championne olympique et double championne du monde)

Ma 2ème fille, Yoshie, a gagné le championnat du monde à Amsterdam et a rapporté une médaille de bronze des jeux olympiques de Londres.

J’étais malmenée à l’école primaire, harcelée par les autres, mais au fur et à mesure que je progressais en judo, j’ai gagné confiance en moi et j’ai pu surmonter ce harcèlement. Je pense qu’il y a ici l’esprit du « Jita Kyoei* ». Tu ne blesses pas les autres, nous grandissons tous ensemble.

Ms Yoshie Ueno

(championne du monde et médaillée olympique)

Ma 3ème fille, Tomoe, a gagné le Championnat du monde Juniors quand elle était au lycée, en 3ème année. Puis elle a rejoint l’équipe Mitsui Sumitomo et elle a gagné le Grand Slam de Tokyo.

Le judo nous a unis dans la famille. Nous avons été une famille qui travaillait pour le même objectif et on a reçu beaucoup d’encouragements de toute la communauté ici. On a travaillé dur et … Pardon, je suis prise par l’émotion…

Le judo me fait sentir vivante. Le judo, c’est toute ma vie. Vraiment toute ma vie.

👤 Mr. Ichiro Abe, Kodokan 10ème dan

Le Kagami Biraki* a été instauré dans le judo par Kano Shihan*. C’est l’évènement de la nouvelle année qui marque le 1er entrainement de l’année.

Kangeiko est la session d’entrainements faite au milieu de l’hiver durant la période la plus froide de l’année, ce que Kano Shihan a instauré dans l’idée d’éduquer non pas seulement vos compétences techniques mais aussi votre mental.

La popularité du judo montre que les enseignements de Kano Shihan ont été adoptés par le monde entier.

Être japonais est ma plus grande fierté.

👤 Angela Talbot, participante au Kangeiko

Le japon, pour moi, c’est là où tout commence. Tu as besoin d’y être pour vraiment le sentir.
C’est le rêve d’une vie.

Ici, tu sens vraiment que tu es à la maison. Il y a toutes les nationalités et tous les niveaux ; et dans un certain sens, toutes sortes de judo différents, mais avec le même état d’esprit.
Peu importe où tu vas et peu importe d’où tu viens, tant que tu es dans un dojo, tu es chez toi.

👤 Mr. Toshiro Daigo, Kodokan 10ème dan

Jigoro Kano pensait qu’à travers le judo, on pouvait former une personnalité.
Comme Kano Shihan l’a dit : « Bats-toi pour devenir parfait et fais-en profiter le monde ». Avec le judo, tu ambitionnes de développer des êtres humains parfaits et de contribuer ainsi à la société.

En pratiquant le judo, tu t’entraines à devenir quelqu’un qui peut contribuer à la société. Le judo montre le chemin.

*Jita Kyoei : Entraide et prospérité mutuelle.

* Kigami Biraki : “Ouvrir le miroir” littéralement ; cérémonie pour la nouvelle année.

* Kano Shihan : Maître Jigoro Kano