Une série pour les judokas débutants

Une série pour les judokas débutants

La série d’articles et podcasts destinés spécialement aux judokas débutants : c’est ici ! Et comme on est d’éternels débutants : bienvenue à tous 🙂

Parce que ses premiers pas sur un tatami comptent plus que tout…

Ce sont vraiment des débutants qui m’ont donné envie de m’investir sur cette nouvelle série. Plus précisément 4 adultes qui m’ont écrit lors de cette rentrée pour plusieurs questions. Ils ne se connaissent pas et pourtant, les mêmes questions sont revenues !

Merci Sophie, Eléonore, Valérie et Patrick. Grâce à vous, cette série pourra aider, j’espère, des centaines de judokas débutants !

Ça y’est, vous êtes inscrit !

Vous vous êtes inscrits au club proche de chez vous, vous avez fait le pas !

Votre enfant est déjà inscrit et ça a fini par vous donner envie… Ou bien  peut-être que l’univers des arts martiaux vous a toujours attiré.e ! À moins que ça soit de bons souvenirs d’enfance sur un tatamis qui vous soient revenus ?

Malgré une vie bien remplie entre travail et famille, fatigue, stress, vous voilà parti.e pour un entrainement hebdomadaire au dojo !

Jusque là, vous êtes ravi.e. Vous constatez que cela vous défoule ! Vous coupez avec vos soucis, vous décompressez… C’est aussi un moment pour vous, vous vous retrouvez et ça fait du bien !

Voilà donc que des points positifs. Mais… Il y a un « mais » !

Tout n’est pas totalement parfait…

  • vous ne pouvez pas cacher le fait que physiquement, c’est vraiment très dur
  • vous n’arrivez pas à suivre tous les exercices
  • pendant plusieurs jours après, vous souffrez de courbatures, vous êtes fatigué.e
  • vous êtes au milieu de ceintures noires qui ont l’air tellement à l’aise
  • vous arrivez à peine à retenir les noms des mouvements qu’on vous montre
  • En randori, panique à bord, tout va trop vite, vous ne pouvez rien faire !
  • Le coeur ne suit pas, impossible de faire tous les combats…
  • Il y a quelques judokas de votre cours qui vous font peur
  • Certains sont trop gros, ils vous écrasent au sol, vous ne pouvez pas déplacer debout…

Si vous ne deviez retenir qu’une seule chose de cette série, c’est que…

vous êtes entièrement normal.e… Et ça se soigne ! 🙂

Il faut rappeler que le judo est un art martial, une pratique de combat. Cela implique d’exposer tout son corps, jusqu’à la chute. C’est totalement inhabituel pour un adulte. Également, cela vous demande d’être en contact physique avec d’autres. C’est donc particulier ! Cela crée certaines sources de stress ou de déstabilisation, même si elles sont inconsciente. Il est capital de vous rassurer par rapport à vos inquiétudes, légitimes. Dès les premiers mois de pratique, vous devez construire une confiance. C’est la condition pour que votre esprit et votre corps puissent s’investir pleinement.

Je vais aussi éclaircir des notions floues, rarement expliquées. Vous pourrez alors avoir un accès beaucoup plus rapide à ce qui est enseigné au dojo !

Ce qu’il n’y a pas au dojo…

Il y a dans cette série ce que vous ne trouverez pas (rarement) en club sur les tatamis. À l’entrainement, vous êtes nombreux sur un temps limité. Vous n’avez pas forcément l’occasion d’échanger, surtout si vous êtes nouveau, vous ne connaissez pas grand monde ! Cette série se présente donc comme un excellent complément aux entrainements. Je vais simplement prendre le temps de vous expliquer. C’est ce que ferait votre professeur si vous alliez diner avec lui ce soir !

Les bases solides ne sont pas seulement techniques ou physiques, elles sont aussi au niveau de l’esprit. Vous trouverez alors ici les réponses à toutes vos questions pour pouvoir assurer un bon démarrage, complet. Je sais combien il est important, au judo, d’être libéré.e de toute inquiétude pour pouvoir progresser.

Alors, chers judokas débutants, chers tous, c’est parti…!

Et si votre question n’a pas sa réponse dans les articles ci-dessous, écrivez-moi !

Le sommaire des articles/épisodes spéciaux “judokas débutants” 

Les articles/épisodes dédiés aux judokas débutants sont intercalés avec d’autres épisodes du podcast plus généralistes. Ainsi l’épisode 8 du podcast “Secrets de Judokas” est le 1er dédié aux judokas débutants. Le suivant de cette série sera probablement l’épisode 10 ou 11… 

>>> Dîtes adieu aux échauffements douloureux – Ep8 

cliquez ici pour écouter.

>>> 5 clés pour apprendre une technique – Ep11

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Pourquoi faire du judo ? Un atout pour la vie ! (Ep6)

Pourquoi faire du judo ? Un atout pour la vie ! (Ep6)

Pourquoi faire du judo ? Le judo : atout pour la vie

Cliquez ici pour écouter l'épisode... comme à la radio !

 

Comment se passe votre rentrée ?

Devez-vous parfois convaincre certains sceptiques qui se demandent : pourquoi faire du judo ? Et plus d’être un sport très complet, un art martial extrêmement riche… c’est un véritable atout pour la vie ! Si vous aimez le judo, vous vous retrouver certainement à devoir expliquer pourquoi c’est la meilleure discipline du monde 🙂

Aujourd’hui, je vous propose le 2ème volet de « Pourquoi faire du judo ? ».

J’aborde différentes raisons qui font que le judo, ce n’est pas seulement sympa quand on est sur les tatamis… C’est aussi très utile pour la vie ! Soyez des ambassadeurs de notre discipline en ayant toutes les explications à donner de façon claire et structurée. C’est sûrement la meilleure façon d’inciter le maximum de personnes à le découvrir.

Mieux comprendre, c’est mieux progresser.

Connaitre les bienfaits du judo de façon plus approfondie vous aidera dans votre pratique. Il y aura des domaines que vous travaillerez plus volontiers à l’entrainement parce que vous aurez compris leur impact positif dans votre vie. D’autres domaines, ceux que vous connaissez déjà bien sur les tatamis, deviendront soudainement des sources d’inspiration pour votre quotidien.

Rappelez-vous, dans l’article (ou épisode) précédent (à lire ou écouter ici !), je détaillais 3 questions.

=== Est-ce que le judo est utile pour vous défendre dans la rue ?

=== Pourquoi le judo développe ou renforce votre confiance en vous ?

=== Comment le judo aide à la concentration et calme les tempérament agités ?

Si ça vous intrigue, prenez le temps d’aller y jeter un oeil !

Maintenant, voilà les bénéfices que vous allez pouvoir exploiter pleinement pour améliorer votre vie. Regardez ces aspects très riches et spécifiques au judo. Appuyez-vous dessus pour changer votre quotidien en mieux.

1- Faîtes de votre corps votre meilleur ami !

L’aspect sportif du judo vous prépare particulièrement à tous les besoins physiques de la vie.

Cela était voulu par son fondateur, Jigoro Kano, comme c’est si bien expliqué dans le livre de Michel Mazac. (Jigoro Kano, Père du Judo, publié aux éditions Budo). Kano Shihan (1) était extrêmement attaché à l’idée d’une éducation physique qui permette d’avoir un corps sain, agile, et utile dans la vie de tous les jours.

En effet, le judo est, dans sa dimension sportive, extrêmement complet.

=== Le judo n’est pas asymétrique.

Que vous soyez droitier ou gaucher, vous travaillez toutes les parties du corps de façon complète. Pour exemple, le tennis est un sport asymétrique puisqu’on va travailler les muscles différemment. L’épaule et le bras droit vont beaucoup être sollicités si on est droitier ! Le côté gauche va l’être nettement moins.

=== Le judo rassemble les 4 agilités physiques principales.

1 >> Vous développez vos muscles bien sûr, comme dans tous les sports.

2 >> Vous travaillez votre souplesse, ce qui n’est vraiment pas le cas de tous les sports.

3 >> Vous sollicitez sans cesse votre équilibre, ce qui est une exigence assez spécifique.

4 >> Vous devez acquérir des capacités de coordination, bien plus que dans la majorité des sports. En judo, toutes les parties du corps sont utilisées simultanément. Lorsque vous apprenez un mouvement, vous devez vous préoccuper de vos 2 pieds, vos 2 bras, mais aussi de votre bassin, votre tête… Le tout pour avoir une position d’ensemble très précise, qui plus est, non figée mais en mouvement.

=== Soyez libre et épanoui, avec et grâce à votre corps

Ce qui était très important pour Jigoro Kano, ça l’est encore aujourd’hui pour un grand nombre de professeurs. Il s’agit de donner aux judokas des capacités physiques utiles dans la vie et pas seulement pour des résultats au judo. Les enseignants veulent, certes, que leurs élèves (enfants ou adultes) réussissent telle technique et puisse l’exécuter en randoris. Mais ils veulent surtout que leurs élèves soient à l’aise dans leur corps, doués dans leurs mouvements. Ils souhaitent que les judokas développent chez eux une aisance pour leur quotidien.

>>> Pensez aux atouts que vous développez…

Concrètement, lors de votre prochain entrainement, prenez conscience de l’importance des mouvements pour tout votre corps ! Échauffement, exercices techniques, uchikomis… Observez ces 4 capacités physiques : souplesse, équilibre, muscles, coordination. Remarquez alors combien vous développez vos aptitudes physiques générales !

Rien que cette prise de conscience va améliorer encore les bienfaits de vos efforts.

Profitez de ces atouts à tous moments !

Et si lors d’une soirée, quelqu’un vous demande à l’improviste de suivre quelques pas de danses ? Vous serez confiants et saurez que ce n’est pas un problème pour vous ! Avancez un pied pendant que l’autre se lève et que vos deux bras se croisent, un jeu d’enfant !

Je peux aussi aussi prendre l’exemple de mes dernières vacances. J’ai accepté d’essayer le monocycle ! J’étais assez fière, je dois dire, que malgré mon grand âge, je savais adapter mon équilibre, gainer mes muscles et copier comme il fallait les instructions données ! J’étais bien sûr loin d’être au top mais je pouvais assurer le minimum, en tant que débutante, pour m’amuser. Et ça, c’est vraiment grâce au judo.

2- Apprendre à chuter, c’est devenir fort

L’apprentissage des chutes est très spécifique au judo. Savoir chuter à bien plus d’implications, en réalité, que ça ne peut en avoir l’air.

=== Evitez les blessures.

De façon concrète et directe, apprendre à tomber sans se faire mal est extrêmement utile ! La grande majorité des judokas vous raconteront toujours des exemples de chutes où grâce au judo, ils ont pu éviter une fracture ou des blessures plus graves.

J’avais pour ma part seulement 2 ans de judo derrière moi lorsque ça m’a réellement servi pour la 1ère fois. Je faisais du vélo et du haut de mes 10 ans, je devais manquer de quelques notions… J’ai freiné brutalement, d’un coup sec, uniquement du frein avant ! Inutile de vous faire un dessin ? La roue avant a pilé, la roue arrière s’est cabrée comme un cheval et moi je suis partie bien loin dans les airs. Mais je n’ai pourtant pas atterri la tête la première et les bras en avant. Non, j’ai roulé joliment comme sur un tapis de judo et je m’en suis sortie avec quelques égratignures seulement…

=== Apprenez à vous relever.

Le bénéfice physique est important. Mais il y a aussi celui qui apparaît comme symbolique et qui est, pourtant, très réel. Vous apprenez 2 choses avec les chutes :

>> à vous tromper ou échouer sans vous faire mal, sans que ça soit un problème douloureux…

>> à vous relever, à repartir, à recommencer !

Quand dans un entrainement, vous avez chuté 20 fois, dans tous les sens, en vous relevant à chaque fois pour chuter encore dans un autre sens, on peut dire que symboliquement c’est assez fort. Si on était capable de se tromper ou d’échouer aussi facilement, en repartant immédiatement après, la vie serait surement plus facile. Le symbolique est important car il joue sur notre psychologie, notre façon de penser et donc de voir les choses. Je crois qu’il aide de façon très concrète à affronter des épreuves dans la vie.

=== Utilisez les bons mots pour créer les bons réflexes.

En tant que judoka, face à un échec, vous pouvez avoir en tête vos entrainements et votre capacité à chuter et vous relever. Vous pouvez y penser grâce à tout le vocabulaire qui est développé dans votre entourage judoka sur ce thème. Quand durant des semaines, des mois, des années de pratiques, vous entendez parler de chutes, de se relever, de ne pas se faire mal, les mots entrent petit à petit dans votre tête et sont tout de suite plus disponibles. Ils sont là, prêt à l’emploi, dès que vous en avez besoin. C’est certain que cette utilité est psychologique mais elle n’en est pas moins très bénéfique !

=== Votre esprit apprend de votre corps.

J’ajouterai enfin qu’il y a, à mon avis, un effet imperceptible mais réel, disons « physiologique », en plus du côté symbolique (ou psychologique).

Le corps agit sur le mental : plusieurs études le montrent dans différents domaines et notre propre expérience peut en témoigner. Faites l’essai ! Si vous n’avez pas trop le moral ou un coup de fatigue par exemple, redressez vos épaules, prenez une grande respiration, levez la tête. Changez ainsi votre posture physique et vous sentirez tout de suite votre moral aller mieux pendant quelques secondes au moins. De même, autre exemple, on demande aux enfants d’être bien installés pour bien travailler. Les exemples ne manquent pas : notre condition, notre état physique, joue sur notre esprit.

Le fait que votre corps chute des centaines, des milliers de fois, sans se faire mal et en se relevant à chaque fois, ce sont des choses qu’il enregistre. Il intègre ce mouvement et je suis convaincue, même si pour le coup il n’y a pas eu d’études précises sur ce plan, que ça influe directement sur la façon d’encaisser, « mentalement », les épreuves de la vie.

>>> Chutez, encore et toujours

Concrètement, lors de vos prochains entrainements, doublez votre nombre de chutes ! Si vous les craignez et que vous les évitez, faites-en une par cours ! Si elles ne sont pas agréables, faites-en seul.e. en partant assis.e ou sur les genoux.   !

À chaque chute, ayez conscience de tout ce que vous développer en vous-mêmes.

Sentez-vous fort.e d’être capable de chuter, ce n’est pas courant !

3- Le judo, c’est la voie de la souplesse

Je vais reprendre le même raisonnement que celui des chutes pour découvrir les bienfaits de cette souplesse sous 3 angles : physiquement, symboliquement (ou psychologiquement) et enfin, mentalement (physiologiquement).

De façon concrète :

=== La souplesse peut être comprise dans sa définition physique.

Votre corps, souple, est utile au quotidien !

Si vous savez vous étirer dans tous les sens, c’est bien sûr utile car cela vous rend plus libre dans vos mouvements. Cela vous protège également, car on évite beaucoup de blessure avec un corps souple.

En travaillant votre souplesse au judo, vous pourrez aller faire vos lacets tous les jours sans douleurs ni sans avoir besoin de vous tordre dans tous les sens. Vous pourrez également éviter certaines chutes ou douleurs grâce à cette souplesse. Ce sont des exemples simples. Je vous propose d’observer, dans les prochaines heures, la façon dont vous utilisez (ou pas !) votre souplesse. Vous devriez être surpris !

=== Votre souplesse physique change, symboliquement, votre regard sur la vie !

La souplesse, ou plutôt son symbole et tout le vocabulaire qui lui est associée, ne permet-elle pas d’apprendre à être plus ouvert ? « La souplesse d’esprit », n’est-ce pas être moins rigide ? Savoir étirer son opinion, aller voir loin, élargir son amplitude de compréhension… Personnellement, j’y pense assez souvent. Dès que je ne suis pas d’accord, ou choquée, ou bousculée, j’ai cette vision dans un petit coin de ma tête, de ces exercices de souplesse que je fais sur les tatamis ! Cela me fait sourire, c’est symbolique, mais il n’empêche qu’à chaque fois, cela m’aide à réfléchir !

=== Physiologiquement, les japonais ont bien compris l’utilité d’être souple.

Au Japon, vous ne verrez jamais un échauffement qui ne commence pas par des étirements. Tous commencent par s’allonger dans tous les sens, patiemment… et on a vraiment ce sentiment que c’est associé à une sorte de « méditation », ou concentration. En tous cas, que ces étirements du corps sont intrinsèquement liés à ceux de l’esprit. Je leur poserai la question la prochaine fois ! En attendant, je suis convaincue qu’il y a, là encore, des effets physiologique. Le corps qui travaille à être élancé et non tout rabougri, étriqué, rigide, envoie des signaux à l’esprit.

=== La souplesse, c’est aussi savoir s’adapter !

Agir avec le minimum d’énergie, cela vous dit quelque chose ?

La voie de la souplesse, c’est savoir s’effacer en pivotant lorsque quelqu’un cherche à vous pousser fort, plutôt que de tenter de lui opposer votre propre force. C’est un exemple.

>>> Les bienfaits de la souplesse qui sont des atouts dans votre vie quotidienne.

Le 1er est direct et physique : je crois vraiment que grâce au judo, notre corps acquiert des réflexes extrêmement utile dans le quotidien, que ça soit pour esquiver un danger (aussi simple qu’un objet qui tombe) ou pour réagir à n’importe quelle pression physique subie.

Le 2ème bénéfice est symbolique, il agit sur notre psychologie. Quand on est judoka, on réfléchit pour s’adapter à toutes les situations. Esquivez lorsque c’est le plus efficace, contrez ou attaquez là où il y a un déséquilibre si c’est nécessaire.

Personnellement, j’utilise beaucoup ce principe de souplesse dans mon cadre professionnel. Lorsque je sens un désaccord avec une personne de l’équipe, j’essaye de toujours réfléchir en judoka et ne pas me précipiter sur l’opposition frontale. Je regarde plutôt ce qui sera le plus efficace avec un minimum de mon énergie. J’observe la personne en question pour comprendre son fonctionnement et l’utiliser au mieux.

Il en va de même, encore plus souvent, pour mon propre fonctionnement. Combien de fois ai-je été fâchée ou contrariée d’une décision prise par un responsable ou d’un message envoyé par un collègue qui ne me convenait pas ? À chaque fois, ce que le judo m’apprend, c’est de prendre quelques secondes d’observation et de réfléchir si d’être fâchée, par exemple, est la meilleure utilisation de mon énergie. Rapidement, j’évalue le comportement que je devrais avoir, c’est-à-dire mon ressenti et les actions qui vont en découler, pour économiser au maximum mon énergie tout en atteignant mon but. J’ai ainsi évité un sacré paquets de mails ou de discussions interminables !

Créez vous-mêmes des bénéfices pour votre vie

Vous l’avez compris j’espère, vous pouvez regarder chaque effort fait au judo comme des bénéfices directes dans votre vie sous 3 angles :

>> l’angle direct et physique

Il est utile dans la vie quoiqu’il arrive.

>> L’angle symbolique qui agit sur votre psychologie

C’est une aide au quotidien grâce au vocabulaire, à tous les mots qu’on développe et dont on va pouvoir se servir dans des situations analogues. En tant qu’humains, on est souvent aidés par les symboles, les parallèles, les histoires qui nous font comprendre les choses. N’oubliez donc jamais votre judo comme exemple symbolique qui peut vous soutenir au quotidien.

>> l’angle physiologique, plus subtil… mais plus beau encore !

Si c’est l’effet le moins visible, il est intéressant de l’observer tout de même. Listez vos qualités, les caractéristiques de votre personnalité. Lesquelles font échos au judo à votre avis ? Si vous n’êtes pas convaincus, regardez ceux qu’on appelle « les grands maîtres ». Ils se ressemblent n’est-ce pas ? Nous pourrions facilement les décrire comme calme, serein, perspicace … Ne pensez-vous pas que ce sont les décennies de judo qui ont, au moins en partie, formé leur tempérament ?

Muscles, souplesse, équilibre ou coordination : sur le tapis et dans la vie !

On pourrait s’amuser à regarder de plus près, sous ces 3 angles que je viens de rappeler, ce que le judo nous apporte lorsqu’on doit y travailler les 4 agilités physiques principales. Prenons par exemple l’équilibre ou la coordination de toutes nos parties du corps… Les effets directs physiques sont certainement visibles assez rapidement. D’un point de vue symbolique, l’équilibre que vous développez au judo peut-il vous servir dans votre quotidien, par rapport à votre environnement ou par rapport à vous-mêmes ? Et cette capacité à coordonner des parties très différentes les unes des autres dans un tout cohérent, utile, efficace ? On prend souvent la vie professionnelle comme terrain de jeu d’application, mais pourquoi pas la famille, les amis, les lieux publics…

À vos témoignages ! Partagez votre expérience 🙂

J’ai l’idée, si cela vous intéresse, d’interviewer des judokas qui pourraient raconter des épisodes très concrets de leur vie où le judo leur a été utile ! Que ce soit physiquement, psychologiquement ou même physiologiquement, je suis sûre que nous aurions une grande variété d’histoires passionnantes. D’ailleurs, on peut commencer dès aujourd’hui : envoyez-moi votre histoire ou vos exemples par mail sur line@secretsdejudokas.com et dès réception de 3 ou 4 d’entre vous, je fais un numéro spécial !

Les mots de Jigoro Kano pour conclure

Pour nous quitter, je vous propose une extrait de la conférence de Jigoro Kano.

En outre, dans le Randori, chaque partenaire ne peut pas dire ce que son adversaire va faire, de sorte que chacun doit toujours être prêt à parer n’importe quelle attaque brusque tentée par l’autre. Habitué à cette attitude mentale, l’homme acquiert un haut degré de maîtrise de soi. L’exercice du pouvoir d’attention et d’observation dans la salle d’entraînement développe naturellement ce pouvoir qui est si utile dans la vie quotidienne. 

(…)

Nous apprenons à notre disciple, quand il a recours à un procédé pour venir à bout de son adversaire, à n’employer juste que la quantité de sa force qui est absolument nécessaire pour l’objet en question et nous le mettons en garde contre l’emploi de trop ou de trop peu de force. Il y a un grand nombre de cas dans lequel les gens échouent dans leur entreprise, simplement parce qu’ils vont trop loin, ne sachant où s’arrêter, et vice-versa.

Pour prendre encore un autre exemple, dans le Randori, nous enseignons à notre disciple, quand il se trouve en face d’un adversaire qui est follement excité, à gagner la victoire non pas en résistant directement à l’adversaire par la force et par la violence, mais en l’amusant jusqu’à ce que sa valeur même se soit dépensée. 

Il poursuit :

L’utilité de cette attitude dans les transactions quotidiennes est évidente. Comme on le sait, il n’y a pas de raisonnement qui puisse nous être utile quand nous sommes en face d’une personne tellement agitée qu’elle a perdu le contrôle d’elle-même. Tout ce que nous avons à faire en pareil cas, est d’attendre jusqu’à ce que sa passion se soit épuisée d’elle-même. Tout cela nous l’apprenons dans la pratique du Randori. L’application de ses régies à la conduite des affaires quotidiennes est un sujet d’études très intéressant et a du prix comme entraînement intellectuel pour de jeunes esprits.

Jigoro Kano

Fondateur du Judo

À vous de jouer.

J’espère que cet épisode/article vous a plu et qu’il suscitera votre réflexion, qu’il changera aussi peut être votre regard sur vos entrainements de judo… et qu’il contribuera à… vous rendre plus heureux !

Comme je le dis souvent, n’hésitez pas à m’écrire pour me donner votre avis, faire des retours et dans ce cas précis, pour me raconter des exemples concrets d’utilisation du judo dans votre vie quotidienne ! Je suis sûre que vous avez différents exemples qui pourraient être très utile de partager aux autres judokas.

Et si vous voulez me soutenir moralement et m’encourager, parlez de ce blog ou du podcast à vos amis judokas (ou non !) pour qu’un plus grand nombre le découvre. C’est toujours plus motivant d’écrire pour 100 personnes que pour 10 🙂

Chers judokas, à très vite pour le prochain épisode qui sera une interview !

Abonnez-vous juste là pour recevoir un petit mail lorsqu’il sortira.

(1) : on utilise souvent le titre “Shihan” pour Jigoro Kano. Ce mot japonais veut dire “modèle” ou “maître”. Quelques explications sur wikipédia en cliquant ici !

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Le calendrier : un secret de champion ! (Ep9)

Le calendrier : un secret de champion ! (Ep9)

Le calendrier : un secret de champion

Cliquez ici pour écouter (Ep9) !

Tous les champions et coach de champions utilisent un calendrier ! C’est un outil papier qui peut paraître loin de la vie d’un judoka passionné qui aime la texture des tapis… Pourtant, il fait partie des bases pour une progression solide ! Testez les conseils ci-dessous et observez les changements : vous allez vous sentir en meilleure forme, devenir plus autonome dans vos choix, gagner confiance en vous et surtout, le plus important, constater que vos progrès s’accélèrent !

 

>>> Le calendrier comme une boussole

Voyons comment utiliser le calendrier quand on est judoka. Il y a 4 échelles de temps différentes. Lorsqu’on connait les nuances, on peut utiliser chaque échelle de temps efficacement.

> L’ANNEE :

Excellent pour les grandes décisions et les “bonnes résolutions”, c’est une échelle que seul notre intellect peut comprendre car elle est trop grande pour réellement la saisir concrètement.

1- C’est en début d’année qu’on va définir le judo que l’on souhaite :

 La grande tendance, ce qu’on va mettre en priorité, ce à quoi on va vraiment faire attention, là où on va mettre notre énergie.

Est-ce un passage de ceinture ? Participer à une compétition en particulier ? Une perte de poids importante ? Gagner en expérience dans un domaine précis ? Quelle année vous avez envie de passer, vers quel judo vous voulez avancer ? C’est vraiment la question à se poser. Il y a mille réponses possibles ! Ce n’est pas forcément le passage d’un grade ou des objectifs de compétiteurs…

Par exemple…

> La toute première fois que je pouvais partir en stage au Japon, ça a été mon thème. Ma préparation à ce voyage et même ce que j’allais en faire au retour, c’était ma priorité. Je voulais très très bien le faire. Ne surtout pas passer à côté. Il y a eu pas mal d’autres choses bien sûr, ça n’a pas empêché, mais ça, c’était ce dont je voulais prendre vraiment soin.

> Une autre année, alors que je déménageais, je me suis vraiment retrouvée sans aucun repère dans un nouveau club. Tout était super différent. Je ne connaissais bien sûr absolument personne… Alors pour mon thème de l’année, j’ai décidé de me concentrer sur mon intégration. Prendre du temps pour mieux connaître les gens. Accepter que mes efforts se portent sur la timidité. Donner du temps de bénévolat pour me sentir bien dans ce nouvel environnement. C’était donc vraiment axé judo-plaisir. Encore une fois, j’ai pu faire plein d’autres choses en judo mais cet aspect-là précisément méritait ma concentration, c’est ce que j’avais décidé.

> Si vous êtes blessé, votre thème de l’année peut être de vous requinquer ou de travailler d’autres aspects qui ne sollicitent pas votre blessure.

Bref, vous l’avez compris, votre calendrier est tout neuf en début d’année, donnez-lui une couleur.

Les avantages :

Cet exercice a 2 avantages majeurs :

  • Augmenter notre satisfaction. Lorsqu’on ne définit pas les grandes lignes, on fait plein de choses et on a tendance à voir uniquement tout ce qui n’est pas fait à fond, tout ce qui nous manque, tout ce qu’on n’a pas eu le temps faire. Avec le calendrier et cette vision annuelle, on va continuer à faire plein de choses mais cette fois-ci, notre esprit va surtout voir qu’on avance sur le thème qu’on a choisi. Toutes les autres choses vont apparaître comme des bonus, comme des « tant mieux ».
  • Aider dans les choix à faire. Dès qu’un dilemme va apparaître, on va tout de suite se souvenir du thème de son année. Alors la décision apparaît clairement, soit pour servir son objectif annuel soit au contraire, on réalise que notre objectif annuel avance super bien et qu’on peut se permettre de choisir autre chose pour cette fois-là. L’année où j’avais pour thème de m’intégrer dans le club, je m’étais mise dans l’équipe d’organisation des tournois pour les enfants le weekend. J’aimais vraiment beaucoup ça, c’était super. Ça me faisait découvrir plein de choses et rencontrer plein de gens aussi ! Un jour, des collègues de bureau m’ont proposé un weekend qui tombait pile sur un tournoi et j’étais vraiment embêtée. Quand je me suis rappelée mon thème de l’année, j’ai réalisé que j’étais bien intégrée maintenant. Si je manquais un tournoi, c’était dommage, mais j’aurais toujours le plaisir d’aller aux tournois suivants, ça n’allait rien changé dans mon bien être au sein de ce club.

Avoir la grande orientation annuelle permet, lorsqu’on a « la tête dans le guidon », de prendre du recul. C’est un fil rouge que l’on peut suivre et qui nous aide quand c’est nécessaire !

> LE MOIS :

La durée idéale pour travailler son judo. Pour cela, je favorise les calendriers mensuels avec 1 mois sur une page pleine. Cette échelle de temps devient plus concrète pour notre cerveau, il est plus facile de prévoir notre emploi du temps avec précision. C’est donc en début de chaque mois qu’on va affiner notre agenda d’entrainement.

2- Notez au début de chaque mois votre planning à venir, jour par jour :

Vous pouvez noter les jours d’entrainement au club et les jours qui vous tiendront éloignés de votre judo (week-end d’amis, voyage professionnel, etc.). L’année est rythmée par des périodes différentes : notez les vacances, les fermetures du club, les éventuels stages. Utilisez les bonnes couleurs pour vous y repérer facilement !

 

 

> LA SEMAINE :

Laps de temps difficile à gérer car “elle passe très vite” ! Oui, le cerveau comprend qu’il y a plusieurs jours et donc du temps pour réaliser tout une série de tâches mais il a tendance à surestimer ce temps. En fait, il minimise les tâches habituelles pour lesquelles on ne planifie rien (manger, se doucher, aller au travail etc.) alors qu’elles sont tout de même chronophage. Dans les calendriers mensuels, chaque semaine est sur une ligne ce qui aide à visualiser que la semaine n’est pas si longue que ça !

La semaine est une durée idéale pour les moyens mis en place. Autant le mois est parfait pour mesurer des résultats, autant la semaine est parfaite pour organiser des moyens. La semaine est un laps de temps au sein duquel on va pouvoir s’ajuster et s’adapter. Échanger un jour ou un autre, placer un entrainement aujourd’hui plutôt que demain, réguler sa fatigue, récupérer d’un gros repas, digérer une frustration ou un gros stress etc.

=== LA JOURNÉE :

 On arrive sur la durée la plus courte, donc la durée sur laquelle nos choix vont avoir le plus d’impact ! Quand on dit « c’est maintenant que ça commence », ou encore « tout est dans le 1er pas », on est à l’échelle de la journée. Inutile de repousser au lendemain… Chaque petit choix va avoir un véritable impact. Par ailleurs, c’est le laps de temps où le cerveau est le plus proche de la réalité, de ce qu’on peut réellement faire.

Alors parlons maintenant de l’utilisation de ces différents timing du calendrier dans 3 grands domaines : le poids/la remise en forme ; les progrès, objectifs, moyens, résultats ; la confiance en soi.

 

>>> Le calendrier pour maitriser son poids

Que ce soit pour une remise en forme ou pour une compétition, la perte de poids doit pouvoir se transformer en maîtrise de poids. Rien de tel que le calendrier pour y arriver.

Non seulement il va soutenir votre motivation, mais surtout, surtout, il va vous permettre d’apprendre à vous connaître et donc à devenir autonome sur votre poids. Fini le stress et les galères, vous devenez maître de votre physique !

Voilà comment je vous propose de procéder, sachant que :

1- tout ce que je vais proposer part du principe que c’est la bonne santé l’objectif

2- je m’adresse autant aux judokas qui ont une exigence de catégorie pour une compétition qu’à ceux qui voudraient s’affiner pour être mieux dans leur corps… et dans leur judo !!

3- Repérez la date objectif

Pour les compétiteurs, c’est bien sûr la date de pesée. Pour ceux qui visent une remise en forme, je conseille vivement de choisir une date qui correspond à un évènement. Un mariage, une fête d’anniversaire où vous devez aller, un départ en vacances… Si vous n’avez vraiment aucun évènement à venir, créez-en un ! Prévoyez un diner d’amis, une sortie au cinéma, une visite de musée… comme vous voulez, à vous de choisir quelque chose qui vous fera plaisir et si possible, qui associera d’autres gens.

Et faîtes votre programme :

Je conseille vivement 1 kg par semaine car ça permet d’éviter 2 pièges :

== le piège de la démotivation : en visant 1kg par semaine, on doit rester pleinement concentré et il n’est pas possible de multiplier les écarts. Les résultats avancent vite, c’est motivant !

== le piège de la perte inefficace : perdre très vite permet avant tout de reprendre très vite, c’est connu… et ce n’est absolument pas notre objectif ! Il faut perdre de façon solide et stable : le corps doit avoir le temps d’enregistrer et de s’habituer à votre nouveau poids pour rester fort

Notez votre poids :

 À des moments clés dans le but de mieux vous connaitre ! Par exemple :

> Votre poids le soir avant de vous coucher et le matin au réveil (combien perdez-vous dans la nuit ?) ;

> votre poids avant un entrainement et juste après (combien perdez-vous en eau sur 1h de judo par exemple ?) ; > votre poids juste après l’entrainement puis après avoir bu votre litre d’eau pour récupérer (combien pèse l’eau chez vous ?) Etc.

Plus vous vous connaîtrez bien, plus vous pourrez gérer vos pertes de poids avec intelligence et donc bonne santé (pas inutile sur un tapis de judo !!).

Voilà l’un de mes calendriers 2017 !! Durs mais beaux souvenirs … 🙂

 

ATTENTION :

Ce n’est pas un article sur comment perdre du poids, je parle uniquement de l’outil calendrier qui doit permettre de bien se connaître. J’ai parlé d’exemples qui prennent en compte l’eau. Effectivement, la façon dont le corps est hydraté a une grosse importance sur le poids qui s’affiche sur la balance. C’est donc important de le comprendre et de savoir comment on fonctionne à niveau-là. Bien sûr, il faut utiliser ce rapport EAU-POIDS de façon intelligente ! Ça va intéresser un compétiteur de pouvoir perdre 500g d’eau en allant courir 20 minutes si ça peut lui éviter de sauter un repas lorsqu’on est tout proche de la pesée… À l’inverse, le judoka qui veut s’affiner pour être plus à l’aise dans son judo, lui, n’aura absolument aucun intérêt à se déshydrater ! Il va plutôt vérifier qu’il récupère bien ses 500g en buvant suffisamment après l’entrainement. C’est essentiel d’apprendre à bien connaitre l’impact de l’eau sur notre poids, dans un sens ou dans l’autre, justement pour gérer au mieux sa santé !

Conclusion :

3 éléments interagissent entre eux :

  • la date objectif
  • le programme
  • les notes pour bien vous connaître.

Mieux vous vous connaîtrez, plus vous pourrez adapter votre programme à + ou – de 1kg par semaine… Plus vous connaîtrez les programmes possibles et bons pour vous, plus vous saurez vous organisez par rapport à vos dates objectifs.

 

Ma compétition est dans 3 semaines, je pourrais perdre 5 kilos, je l’ai déjà fait… Mais je sais que c’est vraiment trop pour moi, ça va me fatiguer, je vais reprendre tout autant en 48h. Et vu l’enjeu de ce tournoi, je préfère perdre juste 500g et participer dans la catégorie du dessus. Simplement parce que je me connais et je sais que c’est la meilleure stratégie, de loin, pour mes objectifs de long terme. Ça tombe bien, les objectifs de longs termes, je les ai définis dans ma vision annuelle 😉 Je sais quelles sont mes priorités et ce sur quoi je veux me concentrer, ce que je veux viser… Donc je sais parfaitement que perdre 5kg pour descendre d’une catégorie n’est pas pertinent pour cette année !

>>> Le calendrier pour atteindre ses objectifs

Etablir des objectifs permet de savoir où on va et donc d’y aller de manière bien plus efficace !

Si vous visez le sommet de la montagne sans avoir repéré le meilleur chemin, ni les refuges ou les haltes, ni même estimé le temps de marche alors oui, vous pourrez arriver au sommet (peut être ?) mais vous risquez de rencontrer un paquet d’imprévus ! Vos collègues qui auront pris un peu de temps au départ pour étudier leur course et qui auront fait des choix en amont, pris des décisions sur la stratégie à adopter, arriveront sans aucun doute avant vous… et en plus moins fatigués et plus satisfaits 

Il est donc temps de préparer votre sac de montagne et d’étudier l’aventure dans laquelle vous souhaitez vous lancer 🙂

5- chaque mois, fixez-vous 1 à 3 objectifs maximum :

Sur les résultats que vous souhaitez atteindre. Soyez précis et réaliste, n’oubliez pas que le judo s’apprend toute la vie ! Pensez à des objectifs liés à votre kumikata, vos déplacements, vos techniques bien sûr, mais aussi liés à votre mental, votre attitude, vos ressentis. J’aime dire qu’un bon objectif est SEC : simple, efficace et checkable/concret.

= simple :

vous pouvez le dire en une phrase. Votre collègue peut vous mimer ce que vous venez de dire. Pour le faire très souvent, presque tous les mois, c’est un véritable exercice que de savoir trouver son objectif en 1 seule phrase et c’est encore plus dur de trouver une phrase qui peut être mimer. Mais c’est la seule solution pour ne pas tomber dans des objectifs vagues, abstraits qui vont ne vous apporter que frustration… Par exemple, il n’y a pas si longtemps, je voulais un meilleur kumikata… Mimer un meilleur kumitaka, c’est impossible, que veut dire meilleur ? J’ai précisé que je voulais un kumikata fort mais le mime ne correspondait alors pas du tout à ce que je voulais dire ! J’ai donc changé de vocabulaire et j’ai dit : « fort, ça veut dire que c’est moi qui peut décider de mon kumikata, je ne subis pas, je choisis, j’impose mon kumikata… », et pour que ça puisse être mimé j’ai dû décrire mon kumikata. Mon objectif était donc « je veux, en toutes circonstances, pouvoir prendre la manche ici et le col là car c’est comme ça que je peux attaquer efficacement ». Le toute circonstance était encore trop vague… J’ai donc précisé 2 situations qui m’embêtaient particulièrement. Ainsi, pour ce mois-là, j’avais 2 objectifs très simples et très précis : je veux savoir libérer ma manche droite pour poser moi-même ma main ici et je veux savoir sortir d’une garde haute de gaucher pour poser mes 2 mains comme ça ».

Il ne faut pas chercher trop large, trop grand : ce sont des objectifs sur 1 mois donc plus vous saurez viser simple voire petit, plus vous allez être solide dans la construction de vos progrès.

= efficace :

vous pouvez dire précisément le problème que vous allez résoudre grâce à l’atteinte de cet objectif. Vous savez donc exactement pourquoi vous viser cet objectif. Partir de ce qui nous gêne est le meilleur moyen pour avancer… Dans mon exemple, je n’ai pas eu à réfléchir bien longtemps pour trouver les partenaires qui m’embêtaient le plus en combat !

= checkable :

de l’anglais “check” : vous pourrez répondre “oui” ou “non” lorsque vous vous demanderez si l’objectif est atteint. Pas besoin de dissertation, c’est du concret !

 

Sur le calendrier, ce que j’aime bien faire, c’est écrire tout en bas de la page mensuel mon objectif sous forme de question. Est-ce que je me libère systématiquement de la manche pour poser ma bonne main au col ? La forme interrogative met le cerveau dans une approche concrète, de terrain… de tatamis ! Et l’écrire en bas de la page m’indique à tout instant que c’est à la fin du mois que je répondrai à la question et non maintenant… Parce que justement, après avoir défini votre ou vos objectifs SEC, la 2ème chose à faire, c’est de déterminer les moyens !

 

6- chaque semaine, notez les moyens : 

Notez les exercices et leur dose que vous vous imposer pour réussir votre objectif à la fin du mois. Ces moyens correspondent à une sorte de programme qui ne contient aucune recherche de résultats ! Le grand secret pour ne jamais se décourager, c’est “chaque chose en son temps”. N’oubliez jamais cette maxime. Il y a un temps pour se fixer des objectifs, un temps pour travailler et ensuite seulement, un temps pour évaluer. Par exemple, sur mon histoire de kumikata, je ne vais pas regarder après chaque entrainement si j’ai réussi ou non… Il n’y aurait pas mieux pour être découragée ! Je vais appliquer les exercices que je me suis fixée et je ne m’occupe pas de ce que ça donne…

Par exemple, vos moyens pour chaque semaine peuvent ressembler à : “faire au moins 3 entrées de seoi à chaque randori” (et peu importe si ça passe ou pas !) ou “faire 1 000 uchikomis seul chez moi dans la semaine” (et peu importe si ça change quelque chose sur le tapis), ou encore (parce que je n’aime pas le sol) “faire 2 randoris au sol à chaque cours” (et peu importe si je suis toujours sur le dos)

Notez au fur et à mesure que vous appliquez les exercices que vous vous êtes fixés pour la semaine, vérifier qu’à la fin de la semaine, vous avez bien fait ce que vous aviez prévu… Et seulement à la fin du mois, après 4 semaines complètes, regardez où vous en êtes, répondez à la question écrite en bas de votre page 🙂

 

>>> Le calendrier pour la confiance en soi

C’’est bien souvent qu’on est insatisfait de son travail ou de ses résultats en judo. La bonne nouvelle, c’est que cette insatisfaction révèle le degré d’exigence qu’on a envers soi-même ! a chaque fois que vous vous dites « je suis nulle, j’y arrive pas… » retournez la médaille pour voir quel degré d’exigence envers vous même ça révèle. Déjà, c’est une façon plus positive de se percevoir et ça sera plus facile d’avancer en se voyant exigeant plutôt que nul…

À quoi va servir le calendrier ?

On est bien d’accord que la confiance en soi est une sensation interne, ce n’est pas quelque chose de vraiment mesurable objectivement et c’est déconnecté de la réalité, c’est bien ça le problème ! On peut réussir certaines choses mais toujours se sentir moins bien que d’autres… parce que lorsqu’on manque de confiance en soi, on ne voit pas les réussites, ou plutôt, on ne les ressent pas. C’est comme si notre corps n’avait pas de capteur de satisfaction donc tout ce qui peut nous rendre fier ou satisfait glisse sans s’arrêter en nous… et en revanche, tout ce qui pourrait être mieux, tout ce qui ne nous plait pas, ça notre corps le dévore, on en est rempli !

Lors Jules lance son seoi en randoris sur des partenaires qui esquivent à chaque fois, son corps avale des tonnes d’insatisfaction et il ressent très fort qu’il est nul, son seoi ne sert à rien alors que tant d’autres y arrivent ! C’est dur pour Jules, il doit faire d’énormes efforts pour rester motiver et se convaincre qu’en travaillent, il y arrivera… A côté, quand Julie lance son seoi en randoris sur des partenaires qui esquivent à chaque fois, son corps avale le plaisir d’arriver à le rentrer au bon timing !! L’esquive de ses partenaires glissent sur elle sans vraiment s’arrêter, elle est contente, elle a dû plaisir, et elle est super motivée car maintenant qu’elle a le bon timing, d’ici peu c’est une technique qui sera efficace face à tous ses partenaires ! Julie continue de travailler et grâce à cette confiance en elle qu’elle a, elle a du plaisir, elle avance plus vite.

L’idée, quand on ressemble à Jules, c’est d’essayer de devenir Julie. Et c’est la que le calendrier peut largement vous aider car il va vous permettre de faire évoluer votre regard et de, petit à petit, créer ces capteurs de satisfaction ! Oui, ces capteurs peuvent tout à fait se créer… Alors :

1- Notez vos efforts chaque jour

pour pouvoir remarquer au fil des semaines tout ce que vous faîtes ! Le propre des gens qui n’ont pas confiance en eux, c’est de ne même pas voir, objectivement, leurs propres qualités ! A chaque entrainement, que ça soit au dojo, dans une salle de sport ou chez vous, notez sur votre calendrier les points positifs de ce temps d’entrainement. C’est très important de noter ce qui est positif. Je vous donne un exemple qui m’est arrivée un paquet de fois : quoi noter quand on rentre d’un entrainement où honne^tement on n’a pas fait grand chose ? On était fatigué, impossible de se motiver plus que ça, on a  laissé passer 1 rendors sur 2 et le peu qu’on a fait, ça n’a servi à rien… Eh bien d’avoir la règle d’écrire uniquement ce qui est positif m’a obligé à en trouver. J’écrivais alors que j’y étais allée, j’avais fait le déplacement. Que j’avais quand même fait 3 randoris au final… etc. Ca ne change pas 100% de mon regard, l’idée n’est pas de devenir super content quand on ne fait pas grand chose, mais ça éduque notre esprit à ne pas toujours voir tout en gris, tout du mauvais côté. Et à chaque fois qu’on est positif, on donne de la place pour une nouvelle journée au top… A chaque fois qu’on est bougon ou pas bien, on bouche, on bloque la possibilité de repartir mieux.

Donc notez vos efforts, toujours en positif… Et de temps à autres, regardez toutes les cases que vous avez rempli depuis des semaines pour être fier de votre motivation !

Relisez le début de votre calendrier

…voir vos calendrier des années précédentes… Quel chemin parcouru ! On l’oublie totalement ! Je vais vous faire une confidence, il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai ressorti l’un de mes tous premiers calendrier, c’était en 2015, il y a 5 ans. Et je vois qu’à ce moment-là, l’heure de mes toutes premières compétitions, tout mon travail consistait à essayer de m’échauffer avant la compétition sans avoir honte ! Je mettais en place foule d’exercices mentaux, de préparation de programmes etc. juste pour pouvoir arriver en compétition et être capable de m’échauffer en me sentant à l’aise. Bon, les personnes qui ne connaissent pas le manque de confiance en soi ne comprendront pas… mais pour celles qui savent ce que c’est, voilà ce que je faisais en 2015. J’avais totalement oublié, et franchement de relire ça, ça m’a fait un choc ! Je viens vraiment de très très loin et vous pouvez pas imaginer comme je trouve ça incroyable tout ce qui a été possible en moins de 5 ans… J’ai l’impression qu’une vie entière est passé depuis cette époque là ! Voilà qui me donne vraiment de l’énergie pour les 5 ans à venir !

Ce que vous devez retenir pour la confiance en soi, c’est que votre calendrier va vous guider sur 2 points essentiels :

  • vous obliger à écrire, formuler et donc repérer le positif
  • garder une trace de votre évolution, de vos progrès, ce qu’on oublie si vite

C’est grâce à ces 2 points majeurs que le calendrier pour changer votre regard et donc vos ressentis intérieurs.

 

Pour conclure,

 

J’espère que ces conseils pour tenir votre calendrier de judokas seront utiles à votre progression et surtout développeront votre autonomie dans vos choix d’objectifs, de moyens, de réussite… et de plaisir !

 

 Note : cet article fut initialement rédigé en décembre 2018, puis revu / enrichi / modifié en janvier 2019.

 

 

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Motivation règle #1 : commencer !

Motivation règle #1 : commencer !

Vous êtes parfois en manque de motivation ? À l’intérieur, vous savez bien ce que vous voulez. Mais concrètement, pour vous y mettre, c’est difficile. Beaucoup de raisons. Parfois aucune raison, c’est comme ça, vous ne savez pas comment commencer.

Il est alors temps de faire un point d’étape. Quelque soit le moment de l’année, il est toujours temps pour les bonnes résolutions :

>>> regarder où on en est et ce qu’on veut faire

>>> noter les moyens déjà mis en place et ceux qui pourraient être améliorés

>>> se (re)poser la question du pourquoi tout ça ? Quelles sont les sources profondes de motivation ?

>>> s’assurer que le plan prévu est ambitieux, concret et correspond à nos objectifs.

 

Le premier « Parcours Motivation » à suivre !

Commençons par… commencer ! Ce parcours m’a longtemps aidée à rester dans le mouvement :

– ne pas descendre du train dans les moments les plus difficiles,

– doubler mon énergie dans les phases positives.

Si je parle de “parcours”, c’est bien parce qu’il va créer chez vous différentes étapes à différents moments. Prenez ce qu’il y a à prendre, laissez de côté (pour plus tard ?) ce qui ne vous inspire pas aujourd’hui. 

Et si une citation vous touche en plein coeur, notez-la pour la graver dans votre tête, elle sera capable de vous sortir de situations délicates de façon inattendue !

 

Quoi que vous puissiez faire ou rêver de faire, commencez-le. 

80% de la réussite est dans le premier pas.

Celui qui n’a pas d’objectifs ne risque pas de les atteindre.

Réveille-toi avec détermination, endors-toi avec satisfaction.

C’est parti, on commence !

Quoi que vous puissiez faire ou rêver de faire, commencez-le !

Voilà la phrase magique qui m’aide à me lever de mon canapé quand vraiment je ne suis pas motivée.

Ce qu’on appelle la “flemme” est parfois la sensation qu’on ne va pas être à la hauteur de l’effort ou du résultat attendu. Il suffit de se dire « oh, allez j’y vais et je ne fais pas grand chose » pour retrouver l’envie. Quand on a conscience de ça, on utilise alors cette technique imparable : penser à un effort ou un résultat plus petit. 

« Commencer » comme dirait notre auteur. Si on pense à tout l’entrainement qu’il faudrait faire pour atteindre son objectif final, il y a de quoi être découragé. À l’inverse, si on reste concentrée sur l’idée d’en faire au moins un peu : ça remet sur le droit chemin. Et dans la vie, ça marche très bien aussi : le principal, c’est de commencer, c’est de faire pastedGraphic.png 

Les petits secrets du jour :

>> regardez autour de vous le nombre de personnes qui parlent, rêvent mais qui ne commencent pas. En faites-vous partie ?

>> à chaque moment de découragement ou de doutes, pensez à cette maxime

>> si votre rêve est immense et lointain, découpez-le en plusieurs morceaux : ce sont les marches d’escalier qui vont vous y mener !

80% de la réussite est dans le premier pas.

À chaque coup de démotivation, de doutes ou de fatigue, pensez à cette citation et faites un pas, au moins un… même de fourmi ! N’avez-vous jamais remarqué que les fourmis avançaient vite ? Parce qu’elles font leurs pas, tous un par un, sans jamais s’arrêter.

Se penser fourmi et avancer, pas après pas, même si chacun semble être minuscule ou insignifiant, voilà le secret. Avec cette philosophie, vous transformez l’insatisfaction d’avancer lentement en immense satisfaction d’avancer coûte que coûte. Vous devenez fier.e de ne jamais vous arrêter, de ne pas abandonner. Les 80% sont bien là, sans aucun doute ! Quand aux 20% restant pour réussir, je ne m’inquiète pas : si j’avance, ils se feront pastedGraphic.png 

Les petits secrets du jour :

>> prenez l’habitude de vous féliciter pour chaque premier pas, chaque pas de fourmi

>> pensez à la fourmilière et voyez le chemin que vous parcourez avec vos petits pas

>> n’oubliez jamais les 80% et dites-vous que le résultat n’est peut-être pas aussi loin que vous le craignez

Celui qui n’a pas d’objectifs ne risque pas de les atteindre.

La phrase peut paraître évidente… et pourtant ? Partez-vous au club chaque semaine avec un objectif précis ? Une idée claire de ce que vous souhaitez travailler, atteindre, réussir ? Commencer, faire le premier pas, c’est utile si on est dans la bonne direction ! Depuis que je fais ça, j’ai doublé ma vitesse de progression. Je ne m’égare pas dans des chemins annexes inutiles, je sais exactement où je vais ! Mais plus important encore, j’ai décuplé mon sentiment de satisfaction. Je peux facilement comprendre où j’en suis et voir des résultats concrets ! Et comme les progrès sont meilleurs lorsqu’on se sent bien… voilà un cercle vertueux à initier !

Les petits secrets du jour :

>> maintenant tout de suite : quels sont vos objectifs très concrets pour les mois à venir ?

>> Et précisément pour cette semaine : quel est votre objectif pour les séances au club qui s’annoncent ? Ecrivez-le, de façon claire et précise, de façon à mettre un « check » à la fin de semaine.

Réveille-toi avec détermination, endors-toi avec satisfaction.

Avec l’un des secrets les plus précieux : un jour à la fois.

Le rythme de la journée est créé sur le soleil. Soyons dignes des êtres vivants de cette nature et respectons aussi le rythme de la journée. Il y a un temps pour tout ! Le soir, inutile d’être frustré.e, énervé.e ou découragé.e, ce n’est pas le moment. J’ai la tête sur l’oreiller et mon corps n’a qu’une seule chose à faire : dormir. C’est donc le moment d’envoyer à tout ce petit corps de bonnes ondes pour dormir sereinement et récupérer 🙂

Le matin, ce n’est pas le moment de se poser des questions ou être découragé.e. Le soleil s’est levé et le job du moment est aussi de se lever et d’avancer. Pensez à vos objectifs, assurez-vous que vous savez ce que vous avez à faire aujourd’hui. Si ce n’est pas le cas, alors au boulot ! Un petit temps de concentration, avec ou sans papier crayon, mais dont vous devez ressortir avec les idées claires de ce que vous avez décidé pour la journée !

C’est plus facile à dire qu’à faire, je ne vous le cache pas. Mais cela aide vraiment beaucoup d’essayer au moins. Et personnellement, me dire que je me mets en phase avec le rythme du soleil, ça me plaît beaucoup 🙂

Les petits secrets du jour :

>> Chaque matin difficile où les yeux peinent à s’ouvrir, demandez-vous ce que vous devez réaliser aujourd’hui. Quel est le pas de fourmi à effectuer pour avancer vers votre rêve ?

>> Chaque soir, quelles que soient les circonstances, pensez aux moments, aux réalisations dont vous pouvez être satisfaits. Il y en a forcément, même des minuscules. Votre challenge, c’est de toujours les trouver, quoi qu’il arrive, pour vous endormir avec des hormones de satisfaction dans le corps !

 

Cliquez ici pour comprendre l’histoire des hormones de satisfaction dans l’article « 5 secrets pour recharger les batteries »

 

Laissez en commentaire…

la citation qui vous inspire le plus et la façon dont vous la vivez sur le tapis… ou dans la vie ! Laissez aussi d’autres citations sur ce même thème de « let’s go, il faut y aller ! » : je ne les connais pas toutes, loin de là, et ça pourra sûrement aider d’autres judokas !

 

Petit bonus 😉

Teddy Riner et ce parcours d’inspiration : Il commence aujourd’hui vers son rêve, il fait le premier pas, a un objectif clair… et se réveille apparemment avec détermination !  “On sait pourquoi on le fait“. A mon avis, il est bien pote avec le soleil lui 😀

Cliquez ici :

https://www.facebook.com/riner.teddy/posts/2119067534816256

Cliquez ici pour découvrir comment travailler avec un calendrier comme les grands champions ! 

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