Tous les sports ont des règles pour pouvoir jouer, mais au judo, il y a aussi des règles même quand on ne joue pas ! Les connaître est indispensable à ta progression… On est parti ?

Porte un judogi propre

 

 

sans bijou, ongles coupés.

>>> Ton judogi…

Tes partenaires vont le renifler de près donc c’est plus sympa s’il est propre !

>>> Quant à tes pieds,

N’oublie pas qu’ils foulent le tapis sur lequel tu te roules tout l’entrainement…! C’est tout de même mieux s’ils ne sont pas noirs de poussières et autres saletés ramassés dans les vestiaires ou je ne sais où, parce que tu te promènes pieds nus ! Les zoris*, c’est magique, parce que ça s’enfile vite, ça garde tes petits pieds tout roses, et en plus, c’est stylé !

>>> Et les ongles ?

J’ai longtemps pensé que je devais avoir les ongles coupés courts pour éviter de griffer les partenaires. C’est bien vrai… mais le jour où je me suis retourné un ongle un millimètre trop long, j’ai compris aussi que j’avais intérêt à ne pas passer à côté de cette règle d’or !

>>> Et n’oublie pas :

Te préparer correctement dans le vestiaire en respectant toutes ces règles, c’est aussi la meilleure façon d’adopter le bon esprit : tu te libères de tous tes apparats de la journée en lâchant dans le même temps les soucis et autres ! Tu t’apprêtes à entrer dans le dojo, 100% au meilleur de toi-même, disponible à recevoir l’enseignement.

Chutttttt

sur le tapis

 

 

blabla avant ou après le cours

>>> Un peu de silence s’il-vous-plaît…

Bien sûr, le silence permet d’écouter au mieux ton Sensei mais ce n’est pas tout ! Pourquoi les dojos sont des lieux de silence un peu comme les bibliothèques ? Parce qu’on a absolument besoin de concentration ! Si tu es diverti.e par plein de bruits à droite à gauche, en plus d’apprendre beaucoup moins vite, tu risques aussi de te blesser ou de blesser un partenaire. Au judo, on chute, on projette, c’est un art martial. Cela nous semble naturel et sans danger mais en réalité, ça ne peut effectivement l’être que si l’on est vigilant et qu’on prête toute notre attention à ce qu’on fait.

>>> Pas d’inquiétude pour les piplettes !

En revanche, bavarder dans les vestiaires ou à toute autre occasion, ça fait bien plaisir car c’est aussi en parlant judo qu’on vit notre passion !

Garde le sourire

 

et une énergie positive !

>>> que préfères-tu ?

Préfères-tu croiser, dans ta journée, ton voisin grincheux et de sale humeur ou bien ta collègue rigolote qui sourit tout le temps ? Il en est de même pour toi : j’imagine que tu préfères être content.e qu’énervé.e. Bonne nouvelle : il ne tient qu’à toi ! Et ce n’est pas si compliqué : à chaque fois que tu sens tes sourcils se froncer ou ton coeur se serrer, respire un coup et demande toi simplement si, là maintenant, tu préfères être content.e ou fâché.e. Dans beaucoup de cas, ça suffit à laisser un paquet de détails qui n’en valent pas la peine. Et cerise sur le gâteau : ton sourire va entrainer celui des autres !

Respecte ton partenaire

 

en toutes circonstances

>>> Facile ?

Peut-être un peu moins que ça n’en a l’air… Respecter, ça veut dire faire attention, prendre soin de l’autre. Et en toutes circonstances, ça veut dire même quand tu n’es pas au top de ta forme ou que tu as des soucis? Ça veut aussi dire que c’est même pour celui qui t’agace le plus dans le cours… Alors : facile ? En tous cas, certains gestes symboliques sont très importants pour exprimer le respect. En judo, c’est le salut et souvent une poignée de main après un combat. C’est aussi aider un blessé, mettre moins de forces avec un plus léger, aller doucement avec un débutant… Bref, c’est prendre soin de l’autre ! On peut compter sur toi ?

 

 Sois courageux,

 

fais de ton mieux, essaie !

>>> Parle à ton cerveau !

Dis-toi bien une chose : c’est à chaque fois que tu trouves que c’est difficile ou que tu es fatigué.e que tu vas progresser si tu n’abandonnes pas ! Ton cerveau est exactement comme tes muscles : il est petit au début et il faut que tu le fasses travailler pour qu’il grossisse et devienne super fort. Alors à chaque fois qu’il te dit qu’il en a marre ou que tu n’y arriveras pas, sois gentil.le avec lui et encourage-le ! Dis-lui d’essayer, au moins un peu… de continuer encore, que ça va aller. Encourage ton cerveau, encourage-toi toi-même et surtout, à la fin de l’entrainement, sois fier.e de ne pas avoir lâcher dès le départ. Dis-toi que, cette fois-là encore, tu as appris à ton cerveau à être courageux.

 Aide les plus jeunes

 

et les moins gradés

que toi

>>> Entraide et prospérité mutuelle

Tu as toujours besoin d’un partenaire pour travailler et progresser ! Sois heureux.se quand un plus fort que toi t’aide à travailler, profite de son attitude et de ce qu’il t’apprend. Travaille sans relâche jusqu’à devenir comme lui, ça doit être ton objectif !

Lorsque tu travailles avec un plus jeune ou un moins gradé que toi, fais en sorte de l’aider suffisamment pour qu’il devienne le plus vite possible aussi fort que toi ! Il te fera alors progresser à son tour… Pour cela, adapte-toi à son niveau et donne-toi des objectifs précis. Par exemple en randori, dis-toi que tu ne feras aucun contre, ou alors que tu feras seulement des balayages si c’est justement un mouvement encore difficile pour toi. Avec des plus jeunes qui sont plus légers, tu peux faire particulièrement attention à ne pas utiliser ta force pour développer les beaux gestes techniques. Avec cette attitude, tu travailles très sincèrement avec ton partenaire et tu lui permets également de travailler agréablement, dans de bonnes conditions. Cela s’appelle « entraide et prospérité mutuelle » !

 Parle à ton Sensei

 

de tes difficultés ou inquiétudes

>>> Les mots sont des armes !

C’est normal d’avoir des questions, des inquiétudes ou encore tout plein de sensations désagréables quand on pratique le judo… et même quand on est passionné ! Ca peut arriver rarement ou plus souvent selon ta personnalité, ce n’est pas ça l’important. Ce qui compte, c’est que tu puisses en parler à ton Sensei ou à toute autre personne en qui tu as confiance et qui va t’écouter. Tu verras que simplement le dire soulage beaucoup et évite de garder quelque chose de lourd dans ton coeur à toi tout.e seul.e. En plus, c’est un excellent exercice : tu dois apprendre à trouver les bons mots et à mieux te connaître pour gérer, petit à petit, toutes ces émotions qui font grandir. Tu peux même écrire à Secrets de Judokas : ici c’est sûr, tu trouveras des oreilles très attentives !

 Salue le tapis

 

en arrivant

et en le quittant

>>> Prêt.e à être judoka !

Jean-Luc (sur facebook… merci !) pense à juste titre que c’est tout de même une drôle d’idée que de saluer un tapis ! Depuis quand salue-t-on les objets… ?! En réalité, comme il l’explique très bien, saluer le tapis est une façon de montrer que tu respectes ce lieu et tout ce qu’il s’y passe, que tu y entres en tant que judoka.

Si tu étais en train de courir dehors, d’éclater de rire dans le vestiaire, ou d’être fâché dans le couloir… alors lorsque tu salues le tapis, tu te dis à toi-même et autant qu’aux autres que tu es prêt à avoir une attitude de judoka à partir de ce moment précis. Tu montres que tu es prêt à respecter certaines règles avec le comportement adéquat.

Et lorsque tu salues à nouveau le tapis en sortant, tu dis au-revoir et merci à ce que tu viens de vivre pendant l’entrainement, tu ressens de la gratitude pour ce que tu as pu apprendre et vivre. C’est avec humilité qu’on s’incline quand on salue parce qu’on aura toujours à apprendre !

Comme tu le sais, il y a aussi un salue collectif, face au Sensei, au début et à la fin du cours. Tu peux les effectuer dans ce même esprit.

Alors à partir de maintenant, fais de beaux saluts pleins de concentration et de sens !

 Alors…

 

es-tu un judoka heureux ?

>>> tu peux me le dire en commentaire ! Et…

merci Manuki (sur facebook !) pour avoir suggéré cette bonne habitude essentielle qui est de porter des *zoris !

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